Pour son 20e anniversaire, Solidays n’a pas fait les choses à moitié. Pendant trois jours, le festival qui œuvre pour la bonne cause a réuni une programmation prestigieuse qui a fait danser 212 000 festivaliers, un record depuis la création de l’évènement. On y était ce week-end, on vous raconte pourquoi c’était immanquable.

En arrivant samedi à l’Hippodrome de Longchamp, les festivaliers étaient déjà nombreux et le soleil était bien au rendez-vous. Après avoir parcouru le site, on a bien commencé notre fin d’après-midi avec le live impeccable de Her sur la scène du dôme. Le groupe a su, comme à son habitude, insuffler une énergie très communicative et émouvante et séduire la foule venue l’applaudir. Petit passage ensuite à la Beer Factory où des guitaristes déguisés en crevettes mettaient l’ambiance pendant que la file d’attente s’allongeait de minute en minute.

La suite de la soirée était placée sous le signe de la pop avec les quatre musiciens de Django Django, puis de l’electro avec le set très inspiré d’Arnaud Rebotini qui a prouvé que c’était bien lui le boss (et certainement pas David Guetta…). Et pour finir en beauté, rien de tel que le live de Hungry 5 – trio composé de Worakls, N’to, et Joachim Pastor – et leurs mélodies addictives qui se mariaient parfaitement aux visuels psychédéliques projetés derrière eux.

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© Lam Le Tanh

Passons maintenant au dimanche, dernière journée bien chargée. L’Impératrice a mis le feu dès 17h sur la scène Bagatelle et a transformé l’Hippodrome en dancefloor tropical que l’on ne voulait plus quitter. Mais à 18h, on ne pouvait pas manquer la géniale Juliette Armanet qui se produisait sur la plus grande scène du festival. Boule à facette, rideau et costard argentés, lunettes de soleil, la chanteuse a tout donné et a enchaîné ses plus beaux titres pendant une heure qui est passé bien trop vite.

Beaucoup de monde se sont pressés ensuite pour se déhancher sur les sons groovy et toujours aussi efficaces de Jungle. Ambiance plus rock à 21h sur la scène Paris avec The Kills. Le duo composé d’Alison Mosshart et Jamie Hince n’a rien perdu de son alchimie et de sa fougue et n’a pas eu besoin de beaucoup de temps pour convaincre le public.

Enfin, le César Circus était bien rempli dès 22h pour le live de Clara Luciani. Impossible de ne pas succomber à la voix de la chanteuse qui a interprété une bonne partie de son album Sainte-Victoire et a terminé son concert par sa sublime reprise de « Blue Jeans » de Lana del Rey. Seul bémol : on aurait aimé que ça dure des heures et des heures.

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© Chang Martin

Les 20 ans de Solidays ce n’était évidemment pas que des concerts, c’était aussi des expositions, des conférences et des moments importants pour se rappeler de l’importance de la lutte contre le Sida. Alors on laisse le mot de la fin au fondateur de Solidays, Luc Barruet : « Un record de fréquentation, pour nous, ça a un sens particulier. Ça veut dire une aide record pour tous les projets que l’on soutient aux quatre coins du monde, et pour les actions de Solidarité Sida, parce que nous reversons tous les bénéfices de Solidays […]. Évidemment, ça veut dire que notre combat continue ». 

À l’année prochaine Solidays !