Ce mercredi sort dans les salles Love, Simon, le long-métrage de Greg Berlanti plus connu pour être l’un des showrunners des séries de l’univers DC Comics (Flash, Supergirl, Black Lightning). Inspiré par le livre de Becky Albertalli, Moi, Simon, 16 ans, Homo sapiens, le film évoque l’histoire de Simon, un jeune garçon homosexuel en quête d’une grande histoire d’amour lors de sa dernière année de lycée. Entre coming out, amitié et famille, cette comédie américaine est plus que bienvenue dans le paysage cinématographique actuel.

Inutile de le cacher, Love, Simon appartient bel et bien à la grande famille des teen-movies, ces films américains ayant pour sujet et pour cible les adolescents. Dans ses codes jusque dans sa communication, le film assume pleinement sa nature ce qui s’avère particulièrement frais et nécessaire.

En effet, durant de très (trop ?) nombreuses années, le genre s’était cantonné à montrer de jeunes adolescents hétérosexuels à la recherche de leur première fois. Poussant l’identification de l’autre côté de la balance cette fois-ci, le réalisateur livre une comédie simple dont le personnage principal est un jeune lycéen gay en quête d’une relation et devant faire face non pas aux préjugés, mais aux non-dits qu’il s’inflige à lui-même.

Twentieth Century Fox’s « Love, Simon. »

Sortant du stéréotype habituel offert au personnage homosexuel dans ce genre de film, le personnage de Simon, en plus d’être attachant, permet à de nombreux adolescents de s’identifier à un âge où il est difficile de s’affirmer. Et c’est bien la raison pour laquelle Love, Simon est important. En plus d’être une bonne comédie aux seconds rôles drôles et fous, le film porte dans son propos même un véritable impact positif pour les nouvelles générations.

Fini le drame éternel présent dans les longs-métrages LGBTQ+ (même si Call Me by Your Name ou 120 battements par minute sont de grands films) et place à la comédie légère mais efficace qu’il est bon pour tout le monde d’aller voir.

Sans fioritures, amusant, parfois émouvant, prônant la tolérance et les histoires qui finissent bien, Love, Simon est donc un film qui, à défaut de s’inscrire à vie dans nos mémoires, invite les adolescents d’aujourd’hui à s’affirmer et être libre, quelle que soit leur orientation.


Au cinéma le 27 juin 2018