Le soleil a finalement pointé le bout de son nez sur la côte ouest le week-end dernier, rassurant les organisateurs et réjouissant les 25 000 passionnés venus s’exprimer autour d’une culture outdoor qui ne cesse de grandir. Entre motos, surf et skate l’édition 2018 du Wheels and Waves nous a réservé son lot de surprises : retour en mots et en images sur un week-end placé sous le signe de la ride, des potes et de la liberté. 

Du 14 au 17 juin 2018, ce sont trois disciplines emblématiques des sports de glisse qui se sont rencontrés entre Biarritz et San Sebastian, nous laissant ainsi sillonner pour notre plus grand plaisir les routes du Pays basque, entre courses et contests. 

Fondé en 2008, l’événement Wheels and Waves est l’aboutissement d’un rêve de potes, les Southsiders, motards dans l’âme et inconditionnels amoureux de la région. Julien Azé, Vincent Prat et Jérôme Allé ont depuis réussi le pari fou d’attirer des passionnés venus des quatre coins du globe.

Et ce n’est pas un hasard si l’événement a choisi de s’enraciner et de s’épanouir à Biarritz, car il s’agit là d’un lieu culte où est né le surf en Europe dans les années 60, poussé par un art de vivre teinté d’insouciance. 

© Léonie Escolivet www.leonieescolivet.com @leonie_esc

Depuis sa création, le Wheels and Waves a vu son succès exploser tout comme l’étendue de ses activités. Aujourd’hui, le festival surfe sur la vague du succès et mêle pour sa dernière édition : grosses roues, barbes bien taillées, tatouages, surf, mais surtout bonne humeur. Considéré comme le reflet d’une culture bien affirmée, le Wheels and Waves met à l’honneur ces motards qui se retrouvent pour rider et célébrer ensemble la liberté d’une vie passée sur deux-roues, sur vague ou sur planche

Au programme de cette édition 2018 : des ballades à moto sur les plus belles routes du Pays Basque, des courses de flatrack, des contest de longboard dans un océan capricieux, du skate avec des speakers de talent, mais aussi des concerts et des expos mettant à l’honneur la culture rock and surf à travers le monde. Véritable bouffée de liberté, c’est au son des moteurs et des effluves d’essence que le festival se délie. 

La philosophie du « Vintage » et de l’« Old School » se ressent des cylindrées jusqu’aux planches, que les festivaliers ont pu admirer lors des différentes performances et tout au long du week-end. Au Wheels and Waves, on parle toutes les langues, mais c’est sans conteste celle du sourire et de la bienveillance qui prédomine

© Léonie Escolivet www.leonieescolivet.com @leonie_esc

Les courses réservent de leur côté leur dose d’adrénaline. En effet, El Rollo s’organise autour d’un ovale en terre sous le soleil espagnol, un seul virage à gauche et quatre tours où tout devient possible (surtout l’improbable) juste pour l’ivresse, la poussière et le chahut. Mais c’est par l’emblématique Punk’s Peak dans les lacets du Jaïzkibel que les festivités ont débuté pour cette dernière édition. Et il s’agit bien là de la plus fameuse des Sprint Race, qui ne se prend d’ailleurs jamais trop au sérieux. Véritable moment d’extase sur une route de montagne face à l’océan, le public est invité à s’installer dans les pâtures qui surplombent la route entièrement fermée pour l’occasion. Enfin, la DEUS SWANK RALLY a rejoint la programmation cette année en nous promettant une course d’enduro pleine de boue et de vitesse. 

Côté village, les festivaliers ont pu se réjouir de découvrir « l’Indian wall of death » (le mur de la mort), héritage d’une ancienne attraction foraine où les motards tournaient dans un silo en défiant les lois de la pesanteur. Cette année est donc encore une belle réussite pour ce festival porteur de l’esprit de la ride et de la soif de liberté. Pas étonnant que le rendez-vous connaisse chaque année un succès toujours grandissant.


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Contributrice : Morgane Siramy