M.I.L.K a sorti son second EP Maybe I Love Kokomo le 25 mai dernier. Un opus plus festif et dansant que le précédent et qui sent bon l’été. Pour en savoir plus, on a rencontré le chanteur qui nous en dit plus sur ses influences, sa collaboration avec Benjamin Biolay et ses futurs projets.

Comment est-ce que tu qualifierais ta musique ?

Plutôt ensoleillée, on peut dire « beachy ». Une musique qui s’accorde bien à écouter à la plage. Je suis attiré par les sons de l’été que ce soit des artistes des années 70, 80, 90 et d’aujourd’hui. J’aime les hits estivaux.

Tu parles des hits estivaux que tu écoutes. Quels artistes t’inspirent justement ?

Curtis Mayfield, Prince et l’album de Michael Jackson Off the Wall. Le deuxième EP est davantage dansant que le premier qui était surtout planant. « Slow Emotions » est plus une musique club et « So Fine » est beaucoup plus comme le premier EP, c’est un morceau calme.

Concernant ton deuxième EP, tu as fait deux featurings, un avec Blondage, et l’autre avec Benjamin Biolay. Tu peux nous en dire plus concernant ces collaborations ?

Concernant Blondage, ce groupe fait partie de mon cercle d’ami, et travailler avec eux était vraiment facile car on se connait super bien. Alors que Benjamin Biolay, je ne le connaissais pas personnellement avant ce featuring, mais j’étais un grand fan de sa musique, du timbre de sa voix et le fait qu’il représente vraiment le style français, et j’adore la France. Je voulais faire une morceau qui symbolise aussi les deux dernières années de ma vie durant lesquelles j’ai passé beaucoup de temps à Paris. C’était une superbe expérience de travailler avec lui, c’est un musicien extraordinaire, j’étais un fan et je suis devenu en quelque sorte un ami.

Quels sont les avantages de tels featurings ?

Créer de meilleures musiques. J’adore collaborer avec plusieurs personnes. On peut s’inspirer de l’un et l’autre. C’est le reflet d’une belle aventure. C’est aussi un moyen de mettre en lumière des artistes.

Tu adores la France et tu as passé du temps à Paris. Qu’est-ce que tu préfères dans cette ville ?

Le Jardin des Plantes. J’adore cet endroit car on ressent l’ambiance de Paris, tout le monde est assis à l’extérieur et boit un verre ou un café. À Paris tout le monde est dehors et on peut retrouver deux vieux amis qui boivent et passent du bon temps, des adolescents, un couple d’amoureux… J’adore ce sentiment de voir tout type de personne dans ces endroits.

J’ai aussi remarqué la différence d’approche en termes de communication. En France, c’est totalement différent du Danemark. J’aime beaucoup ce sentiment de liberté dans les conversations car chacun peut dire ce qu’il veut, ce n’est pas juste pour faire plaisir à tout le monde.

Le clip de « Slow Emotions » est vraiment très réussi. On y voit des gens courir mais on les voit uniquement de dos. Pourquoi avoir fait ce choix ?

C’était une idée sympa. Dans le clip, je suis de face et on voit des têtes sans voir leur visage et tout le monde a envie de voir ces visages. Les gens ne se focalisent alors plus sur le visage uniquement mais vont pouvoir aller au-delà du point de vue de la caméra. Je pense que ça crée une certaine excitation et du suspens. Si on voyait les visages peut- être que les gens seraient moins intéressés ?

C’est une sorte de mystère ?

Oui, voilà.

KoKomo est une référence à un titre des Beach Boys. Est-ce que ton EP symbolise cette envie de faire des sons très solaires, inspiré de ce type d’artistes ?

Totalement, à 100% ! Ce que je voulais dire à travers le titre de l’EP est à l’image de ce qu’on peut voir de Kokomo. Les Beach Boys représentent vraiment des musiques très pop et dans ce deuxième EP j’ai voulu rendre quelque chose de beaucoup plus pop. C’est une sorte de « plaisir coupable. » J’aimais jouer sur ce mystère et sur cette approche pour ne pas rester fermé.

Quels sont tes futurs projets ?

Des concerts, et faire d’autres featurings. Cela va être l’été parfait rythmé entre studio et live. L’été va aussi être un moment où je vais réfléchir à la suite des prochains morceaux et me demander quelle direction prendre.