Après deux EPs remarqués, Kazy Lambist, a dévoilé son premier album le 8 juin dernier. Les 15 morceaux qui composent 33 000 FT. sont un véritable appel au voyage  et sont là pour nous faire oublier la monotonie du quotidien.
À l’occasion de cette sortie, nous avons rencontré le jeune artiste qui nous parle de son parcours, de ses influences et de ses futurs concerts.

On a l’impression de rentrer dans ton album par « des sensations ». Comment est-ce que tu composes tes sons ?

Il y a pas mal de lieux qui m’inspirent, comme Annecy qui est le titre d’un de mes morceaux. En général, c’est à partir d’une sensation, d’un voyage ou d’une rencontre que je compose. Ces sensations me donnent envie de les retranscrire par le biais de la musique.

Les instruments t’ont accompagné depuis l’enfance, notamment la guitare et le piano. Qu’est ce qui te pousse à utiliser ces instruments plutôt que d’autres ?

J’ai commencé par le piano classique, ensuite j’ai fait de la guitare, du rock et du jazz. Et quand je suis parti au Canada pendant un an quand j’avais 17 ans, je me suis retrouvé avec des gens qui adoraient le hip-hop et qui rappaient… Je n’avais pas ce niveau de langue pour pouvoir rapper avec eux, je me suis donc mis à faire des instrus en soirée notamment, à composer sur mon ordinateur aussi, ce qui donne des possibilités immenses. Puis j’ai travaillé les textes et le son, ce qui m’a amené à l’electro quand je suis rentré ensuite en France. L’electro m’a permis de pouvoir allier plusieurs sortes d’instruments.

Tu as mis deux ans pour préparer ton premier album 33 000 FT, tu avais déjà sorti des titres en amont. Tu voulais prendre ton temps ?

J’ai composé plein de musiques et j’avais envie d’une cohérence et d’une histoire qui soit racontée par l’album. L’objectif était vraiment de rendre quelque chose de cohérent qui soit un peu l’aboutissement d’une période. Pendant ces deux ans j’ai aussi composé des musiques un peu plus jazz qui partaient dans d’autres directions, même en français, mais ça n’allait pas avec le reste.

Effectivement tu as touché à plusieurs styles musicaux. Tu t’épanouis désormais dans ce style ?

Depuis ces dernières années j’ai testé plusieurs genres, mais cet album m’a permis de représenter mon style, ce que je trouvais naturel à faire. Mais ce n’est néanmoins pas exclu pour le prochain album que je parte dans des directions différentes et que je me lance des challenges, comme des musiques acoustiques, des featurings ou arrêter de chanter… C’est un objectif de réussir à faire quelque chose de très différent par la suite.

Pourquoi avoir fait le choix de l’anglais ?

J’écoutais principalement des musiques en anglais, et j’ai donc entrepris de chanter dans cette langue, je me suis pas posé de question. Et j’ai choisi l’anglais par pudeur car le français est ma langue maternelle et utiliser le français serait différent pour l’écriture en format musical. Cela participe aussi au fait que je ne veux pas spécialement que les auditeurs se focalisent sur les messages dans les textes, le but est plutôt d’essayer de les perdre.

Tu as dis que t’écoutais souvent des morceaux en anglais. Quels artistes t’inspirent le plus ?

J’ai beaucoup écouté Nirvana, Jimi Hendrix, Eliott Smith. Ceux qui m’ont directement influencé pour ma musique, ce sont sûrement les groupes de la french touch. En Angleterre, j’adore Bonobo. En France, j’adore Gainsbourg, Sébastien Tellier, les Daft Punk et le côté doux de la French Touch.

Ton album est sorti en vinyle. Ce support te tenait à cœur ? Comment te sentais-tu pour cette première sortie ?

Oui, j’en ai 3. Un pour le EP The Coast, un qu’on a fait avec Jean-Charles de Castelbajac et un pour 33000 FT. Le vinyle est le plus bel objet qu’on peut avoir dans la musique. J’aurais été très triste qu’il ne sorte pas en vinyle. Cela fait vraiment plaisir, je n’étais pas le seul à être content, car il y a des gens qui m’ont aidé dans ce projet. C’est beaucoup de travail pour arriver à faire ça. Sortir un disque aujourd’hui ce n’est pas évident, j’ai attendu d’avoir les bonnes conditions pour.

Comment tu vois la suite ?

On a d’autres concerts prévus. On commence une tournée à l’automne, mais on a déjà quelques concerts cet été. En septembre, on va jouer à Tel Aviv, Angers, Strasbourg, Montpellier, et puis le Trianon à Paris le 28 novembre. Et en parallèle, il y aura des projets comme des remix.

Qu’est-ce que tu dirais aux gens pour leur donner envie d’écouter ton album ?

Mon but est à l’image de la pochette de The Coast : un coquillage, car j’avais un coquillage depuis tout petit et ma mère me disait quand tu colles ton oreille dessus, tu entends la mer. J’espère donc que l’album pourra faire voyager les gens, leur faire quitter le quotidien, et qu’ils planent cet été pour quitter le train-train, c’est le disque pour ça !


Écoutez 33 000 FT