168 000 tonnes de bouteilles en plastique se perdent chaque année dans la nature. Et elles mettent 100 à 1000 ans pour se dégrader. Un constat alarmant qui montre l’urgence de trouver des substituts à ces matières plastiques et une solution à l’impact environnemental colossal qu’elles peuvent avoir. Et cette solution, c’est peut-être bien l’entrepreneur charentais Nicolas Moufflet qui la détient. En 2015 il lance un projet un peu fou et qui est aujourd’hui en passe de révolutionner notre manière de consommer les bouteilles en plastiques : la Veganbottle, la première bouteille entièrement constituée de matières végétales.

L’idée de génie de l’entrepreneur ? Utiliser la bagasse, un déchet fibreux garanti sans OGM et issu de la canne à sucre dans la fabrication de son plastique vegan. Il est ensuite reconditionné sous forme de petits granulés et transformé en petites fioles, puis en bouteilles de 50 millilitres à 1,5 litres, toutes formes confondues. En utilisant la canne à sucre, Veganbottle garantit une matière 100% végétale, tirée d’une culture qui n’est que peu gourmande en eau et n’empiète pas sur les terres agricoles alimentaires. Au final, pas une seule goutte de pétrole n’est nécessaire dans la fabrication d’une Veganbottle. Et en soi, cela constitue déjà une très grosse révolution dans l’industrie plastique, où la majorité des produits sont issus de la pétrochimie.

Et là où les bouteilles plastiques ne se recyclent en moyenne que 2 ou 3 fois, la Veganbottle, elle, est biodégradable et recyclable à l’infini ! Composée uniquement de matières végétales et, par conséquent, non toxiques en fin de vie, elle est compostable sur le même modèle que les épluchures de pommes de terre : en se bio-dégradant naturellement sous l’effet de la chaleur, de l’humidité et des bactéries. Loin des centaines voire des milliers d’années que mettent les bouteilles classiques à se dégrader dans la nature, il ne faut à la Veganbottle qu’une petite trentaine de jours pour arriver au même résultat.

Une idée révolutionnaire et qui fait déjà de l’oeil aux grands groupes agro-alimentaires.