Un Los Angeles sombre et alternatif du nom de Dark Meat City (DMC). Une horde d’extraterrestres maléfiques qui tentent de prendre le contrôle du monde. Des catcheurs masqués mexicains protecteurs de la Terre. Un héros raté à la conquête de son passé. Voilà comment résumer en quelques lignes l’adaptation cinématographique de la bande dessinée Mutafukaz réalisée par Guillaume « Run » Renard et Shôjirô Nishimi. 

On vous dit tout de suite pourquoi il faut aller le voir dès demain dans les salles.

1 – Parce que la bande originale envoie du lourd

Co-composée par The Toxic Avenger et récompensée au dernier Festival International du Film Fantastique de Gérardmer, la B.O est l’un des points forts du filmSi le rythme du film est effréné, la bande son parvient à s’y accorder parfaitement. Elle permet au spectateur de vivre le film encore plus intensément. Les scènes d’action prennent une autre dimension quand les basses du DJ retentissent.

Electro, G-Funk, New Wave, autant de références musicales qui représentent fidèlement la cité de Dark Meat City. Une mégalopole hétéroclite où se croisent et se confrontent les différentes communautés.

2 – Parce que les références sont nombreuses 

Le décor du film a pour principal fond DMC, une version maléfique de Los Angeles. Les références à la ville et à la culture californienne sont donc massivement présentes. Hip-hop, ghetto-blaster, tatouages, catch mexicain, etc… ainsi que l’influence directe de la guerre des gangs qui opposait Bloods et Crips dans le Los Angeles des années 1990.

Autant d’éléments qui permettent de peindre la copie la plus sombre de la « Cité des Anges ». On a également apprécié les différents clins d’œil à la pop culture américaine : l’allusion aux Men In Black, le fantasme des OVNIs, la dédicace à E.T., etc… On rit aussi beaucoup grâce aux punchlines bien senties que s’échangent les protagonistes doublés par Orelsan, Gringe et Redouanne Harjane. Une inspiration directement tirée des séries B qui ravira beaucoup de monde !

3 – Parce qu’on ne s’ennuie jamais

S’il y a bien une chose dont vous pouvez être sûr, c’est qu’il est impossible de s’ennuyer en regardant Mutafukaz. Le film démarre au quart de tour. Et pendant 1h30, les péripéties de nos 3 héros s’enchaînent à un rythme éreintant. Les scènes d’actions se suivent, et le film prend la forme d’une course-poursuite endiablée, dont l’énergie dégagée est en grande partie due à la réalisation et à la bande-son.

L’histoire se déroule au cœur d’une seule et même ville. Le terrain de jeu de nos protagonistes est donc limité. Ce dernier contraint forcément à la rencontre de nos héros et de leurs ennemis, ce qui permet de fournir sa dose d’action au film : Angelino et sa bande ne sont jamais tranquilles et ce pour le plus grand bien de notre divertissement.


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