C’est le règne des comédies cette année au Festival de Cannes. Après Le monde est à toi et En liberté ! présentés à la Quinzaine des réalisateurs, Le Grand Bain a fait rire aux éclats La Croisette. Sélectionné en hors-compétition, le nouveau long-métrage de Gilles Lellouche se révèle être une très belle surprise feel good, touchante et drôle.

Le film débute avec Bertrand, qui saupoudre son bol de céréales d’une dizaine de cachets d’anti-dépresseurs et part s’affaler dans le canapé pour jouer à Candy Crush. Quand il se rend à la piscine municipale, il tombe sur l’entraînement de l’équipe masculine de natation synchronisée et décide de se joindre à eux. L’occasion pour lui et ses nouveaux compagnons de se surpasser et de trouver enfin un sens à leur vie.

La natation synchronisée au masculin était un sujet de comédie en or pour Gilles Lellouche et il ne s’est pas privé pour se faire plaisir. Le Grand Bain est non seulement une comédie très drôle mais ses personnages attachants la rendent à de nombreuses reprises très émouvante. Car la natation est plus un prétexte et un moyen pour cette équipe de bras cassés de sortir la tête de l’eau (sans mauvais jeu de mots) et d’oublier leur mal-être.

On pense au film culte de Peter Cattaneo The Full Monty, inspiration évidente pour ce long-métrage. Gilles Lellouche ne se moque de personne et réussit à faire un film plus social qu’il n’en a l’air avec des gags bien sentis et une écriture toujours intelligente. Il s’entoure aussi d’un casting 5 étoiles qui n’a aucun problème à faire le job. Mention spéciale à Philippe Katerine et Leïla Bekhti, tous les deux hilarants dans des rôles à l’opposé. Côté mise en scène, les idées ne manquent pas non plus et fonctionnent la plupart du temps.

Le Grand Bain, c’est une histoire d’entraide, de liberté retrouvée et de lâcher-prise. De ronds qui rentrent dans des carrés et vice-versa. C’est aussi le genre de comédie française que l’on aimerait voir plus souvent et que l’on vous invite à découvrir dès le 24 octobre prochain dans les salles.