Vous n’avez pas pu passer à côté. « Dinosaur« , le premier single de leur nouvel album tourne depuis quelques semaines sur nos radios. Nous avons pu rencontrer Marc, Poppy, Kilian et Virgile, plus connus sous le nom Shake Shake Go, pour discuter de la sortie de leur second album, Homesick. Ils nous parlent des origines de leur collaboration, de leurs inspirations et leurs espoirs pour ce nouvel opus.

Votre aventure a commencé avec un duo, composé de Poppy et Marc. Aujourd’hui vous êtes quatre dans le groupe, comment se sont passées les rencontres ? 

Poppy : Nous étions tous à Londres pour étudier la musique à la fac. On était dans la même promotion, donc on a commencé à écrire ensemble. De fil en aiguille on en est arrivé à former un groupe.

Comment est-ce qu’on se repartit le travail d’écriture quand on est si nombreux dans un groupe ? 

Poppy : Marc écrit les mélodies, et moi j’écris les paroles. Ensuite on se concerte tous pour travailler ensemble et faire les modifications nécéssaires.

Poppy tu es galloise, Marc, Kilian et Virgile vous êtes français. Qu’est-ce que ce mélange des cultures apporte à votre travail ? 

Virgile : Des accents !

Poppy : De la confusion !

Marc : De la maladresse parfois.

Poppy : Mais ça se passe de mieux en mieux ! Ce qui est bien c’est que tous les trois parlent anglais. Mon français n’est pas très bon, mais on arrive à tous se comprendre. Je ne crois pas qu’il y ait beaucoup de différence entre la culture britannique et la culture française.

Marc : Il y en a quand même certaines !

Poppy : Oui, ils pensent que le pain au Royaume-Uni n’est pas du vrai pain. Mais il y a aussi ce genre de problème en France ! Vous avez énormément de fromages dans les supermarchés mais c’est très difficile de trouver du bon cheddar.

Poppy, si ton français s’améliore encore est-ce qu’on peut espérer t’entendre un jour chanter dans cette langue ? 

Poppy : Je ne pense pas. Il y a deux ans j’ai chanté avec le groupe français Pony Pony Run Run dans l’émission Taratata. Nous devions chanter une chanson en anglais et en français, alors j’ai accepté, en pensant que je chanterais les parties en anglais et qu’ils chanteraient celles en français. Mais ils ont voulu que je chante en français ! J’ai eu un petit moment de panique, mais je l’ai fait ! Je n’avais aucune idée de ce que je disais, mais je l’ai fait !

Pourquoi avoir appelé le premier single de ce nouvel album « Dinosaur » ? 

Poppy : C’est une chanson qui parle de l’enfance, le moment où on ne fait que s’amuser et qu’on ne pense pas aux conséquences. C’est une chanson qui invite à ramener cette part de nous-même. C’est pour cela que nous l’avons appelé « Dinosaur », c’est quelque chose qui est éteint depuis longtemps mais qu’on aimerait ranimer.

Marc : En France on utilise plutôt l’image du lion. On dit qu’il faut laisser rugir le lion qui est en nous. Mais le lion c’est surfait, on a choisit un dinosaure à la place !

Comment est-ce que vous décririez ce second album ? 

Poppy : Il est un peu différent du premier. Il est plus pop, un peu moins folk, mais toujours avec des influences rock et indies. Cet album est selon moi beaucoup plus énergique.

Où est-ce que vous avez trouvé votre inspiration pour cet album ? 

Marc : Dans ma chambre.

Poppy : Nous avons passé quelques années sur l’écriture du premier album, mais sur celui-ci c’était complètement différent. Nous avions un délai à respecter. J’ai donc commandé beaucoup de livres, pour faire mes devoirs en quelque sorte ! J’ai l’impression de m’être beaucoup préparée pour l’écriture de cet album.

Quel genre de livres on lit quand on cherche à écrire des chansons ? 

Poppy : Beaucoup de poésie. Maya Angelou, Dylan Thomas … Des biographies et des interviews aussi. Dans toute sorte d’écrits on peut trouver des choses intéressantes, qui nous inspirent.

Vous avez fait les premières parties de beaucoup d’artistes, dont James Blunt. Comment avez-vous vécu cette expérience ? 

Poppy : C’était génial. C’était la première vraie tournée que nous faisions en tant que groupe. Et James Blunt a été vraiment cool avec nous. Il nous a offert quelques bières après le premier concert.

Kilian : Il nous a invités sur sa tournée après avoir vu une de nos vidéos sur YouTube. Une vieille vidéo prise quand on jouait dans la rue.

Poppy : Un peu avant on s’inquiétait parce que rien ne se passait. Et un jour James Blunt nous a envoyé un e-mail. C’était vraiment un bon timing.

Ça doit être vraiment impressionnant de passer de petits concerts dans la rue aux premières parties d’un artiste mondialement connu. 

Marc : Oui, c’était vraiment de très grosses dates, avec des milliers de personnes.

Poppy : Oui, c’était vraiment cool. Je me souviens avoir appelé ma mère pour lui annoncer la nouvelle, et elle m’a dit « Est-ce que tu es sure que ce n’est pas quelqu’un qui cherche à te faire une farce ? ».

Et si vous pouviez inviter un artiste sur votre prochain album, ce serait qui ? 

Marc : Personne.

Poppy : C’est quelque chose qui me fait un peu peur. Nous avons notre propre méthode de travail, ça me parait un peu compliqué d’y intégrer quelqu’un d’autre. Mais j’aimerais beaucoup chanter avec Tom Jones un jour.

Marc : J’aimerais bien chanter avec Liam Gallagher mais je doute qu’il accepterait !

Kilian : Stromae aussi, mais il est un peu occupé en ce moment.

Vous avez fait une tournée de 60 dates à travers l’Europe pour l’album précédent. Vous comptez faire aussi grand pour ce second album ? 

Poppy : On espère faire plus grand !

Virgile : Le rêve ce serait de pouvoir jouer dans tous les pays du monde.

Kilian : L’objectif c’est vraiment d’essayer de s’étendre au maximum et traverser les frontières.

La cohabitation à quatre se passe bien quand vous êtes en tournée ? 

Virgile : On veille les uns sur les autres.

Poppy : Oui, on veille sur toi surtout ! (rires) Mais plus sérieusement, ça se passe très bien. On se connait depuis longtemps maintenant donc on sait reconnaître quand l’un de nous a besoin d’un peu d’espace.

Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter ? 

Poppy : Que cet album marche ! Personnellement je l’aime beaucoup, j’en suis très fière.

Marc : Le premier album était co-produit, celui-ci je l’ai produit seul. C’est moi qui ai fait tous les enregistrements et les arrangements. Il est assez important pour moi, donc j’aimerais vraiment qu’il ait du succès auprès du public.


Ecoutez « Dinosaur », le premier single de l’album