La Seine Musicale accueillait ce week-end les 30 ans du Festival Chorus. Au total, 52 artistes se sont succédés sur les 5 scènes du grand bâtiment moderne de l’Île Seguin. Des foods trucks, des bars un peu partout dans les allées, une équipe au top. Tout était fin prêt pour accueillir comme il se doit les quelques milliers de visiteurs attendus. Les festivités ont bien débuté le samedi 7 avril avec le show du groupe Her sur La Grande Seine. 45 minutes de rock et d’énergie totalement communicative qui se sont achevées bien trop vite. Le public en voulait encore et on va pas se mentir, nous aussi.

Les Niçois d’Hyphen Hyphen sont ensuite arrivés pour enflammer la salle, remplie de fans fidèles. Le groupe faisait son retour sur scène après son très bel album Times qui avait fait décoller leur carrière en 2015. Pour leur deuxième live depuis la sortie de leur single hautement addictif « Like Boys », Santa, Line, Adam et leur nouvelle batteuse ont principalement interprété des chansons inédites que l’on retrouvera sur leur deuxième opus à paraître prochainement. Si la scénographie était impeccable, les jeunes musiciens devront rôder un peu plus leur performance sur certains titres. 

Her sur la Grande Seine

Faisons un petit tour désormais sur la scène du Parvis où on a pu découvrir la pop très efficace du groupe Monteresso. Le show de Clément Bazin a continué de balancer des good vibes avec un set bien rodé et quelques morceaux inédits de son prochain album à paraître le 27 avril. Et enfin, l’electro du duo Weval nous a agréablement surpris. Des talents à suivre de très près donc.

À 20h, une longue file d’attente a commencé à se former devant l’Auditorium. La chanteuse Ayo se produisait en effet une demi-heure plus tard et était clairement l’une des têtes d’affiche de l’évènement. Pendant une heure, l’artiste a fait souffler un vent de douceur sur le festival. Une performance intimiste et émouvante qui valait le détour.

Et n’oublions pas la révélation Chaton, le Panda Club, Cabadazi x Blier et Vitalic. Cette journée était donc placée à la fois sous le signe du rock, de la fête, de l’émotion et pas mal de positivité. C’est pour ça qu’on était obligé de remettre ça le lendemain.


La seconde journée du festival était orientée autour de la culture urbaine. Le festival a pu rouvrir ses portes sous le soleil, et nous a permis de pleinement profiter de la grande terrasse du lieu, située en front de seine, avant le début des concerts.

Les spectateurs se sont amassés pour profiter du soleil et des rafraîchissements en attendant les têtes d’affiche du jour. Au fil des minutes, on aperçoit les plus jeunes de l’auditoire quitter progressivement la terrasse pour aller retrouver la Grande Seine où se produira PLK. Le rappeur membre du groupe Panama Bende est le benjamin de la programmation mais assume complètement la mission qui lui est confiée, avec l’aide de ses fervents fans qui reprennent en chœur ses refrains.

Les shows s’enchaînent, les festivaliers se croisent et nous profitons toujours autant. On retient particulièrement les performances de l’Or Du Commun, groupe de 3 rappeurs bruxellois et du MC québécois Loud. Des artistes plein de talent et d’énergie communicative n’hésitant pas à faire de l’humour entre leurs morceaux, pour le plus grand bonheur des spectateurs qui ressortent des deux concerts avec le sourire.

La nuit tombe et les visiteurs se partagent entre activités, conférences, concerts et foodtrucks ! Nous décidons de retrouver Josman, tête montante du rap français. Dans la salle Tutti, l’atmosphère est électrique. Lorsque l’artiste arrive sur scène la foule ne fait plus qu’un et multiplie les pogos aux sons des refrains du rappeur. 45 minutes de performance qui permettent de se préparer pour l’évènement de la journée.

Il est 22h30 quand Kool Shen et Joey Starr, membres du groupe iconique NTM, foulent la Grande Seine. Le duo légendaire tout juste reformé pour une série de concerts joue devant une salle pleine, où toutes les générations se croisent. Appuyés par deux DJs et un jeu d’écrans somptueux, les deux compères assurent 1h30 de concert dans une énergie qui leur est propre pour le plus grand plaisir de leurs admirateurs. Joey Starr invite rapidement les spectateurs à ranger leur smartphone. Nous suivons son conseil: « Un concert ça se vit ! », et décidons de vivre pleinement le spectacle.

Le groupe clôture le festival Chorus de la meilleure des manières, en unissant toutes les générations autour de leur musique. Il est minuit quand la salle se  vide, et chez COCY, on est forcé d’avouer qu’on a hâte de retrouver le festival l’année prochaine.