À l’occasion de son passage à Paris et de la sortie de son nouveau single Rebel Yell, on est parti à la rencontre du producteur Klingande dans les bureaux de Sony Music. Entre secret pour perdurer, sa grande tournée de l’année dernière et ses soirées à Miami, rencontre avec un jeune DJ français à l’ascension exceptionnelle.

Comment tu vas ? 

Ça va bien. Ça fait deux mois que je suis en studio donc je suis relax.

Tu sors d’une grosse tournée mondiale en 2017. Quel souvenir en gardes-tu ? 

C’était une super bonne année. Le rythme de tournée était vraiment parfait, j’avais du temps pour donner des concerts, repasser quelques moments en studio puis repartir sur les routes. Ça m’a montré qu’on n’est pas obligé de tourner comme un acharné pour rester un nom dans ce milieu.

Tu as un moment marquant sur cette tournée ? 

Tomorrowland c’est toujours un moment particulier. L’année dernière je faisais le closing donc c’était encore plus spécial. Je pensais que personne ne viendrait assister au show puisque tout le monde serait devant le feu d’artifice… et en réalité c’était full ! C’était une bonne surprise et c’est dans ces moments-là que tu vois si ton set fonctionne encore.

Quel est le secret pour perdurer en tant que producteur de musique ? 

Je pense qu’il faut être un peu partout. Après il est important également de se renouveller sur ses shows. Au tout départ je faisais monter sur scène un saxophoniste, depuis peu c’est un violoniste qui monte avec moi et parfois même un live band. Il faut proposer quelque chose de nouveau à chaque fois pour que les gens ne se lassent pas et que les festivals comprennent qu’il est bon de t’inviter régulièrement (rires).

En parlant de saxophone, d’où vient l’attrait pour cet instrument présent dans un très grand nombre de tes chansons ? 

J’ai toujours voulu en faire. Puis il y a eu l’émergence d’artistes comme Bakermat ou Klangkarussel qui en faisaient une utilisation géniale dans leurs morceaux. À l’époque je faisais plus de l’EDM, mais lorsque j’ai entendu ça, j’ai su que c’était le chemin que je voulais prendre. Donc j’ai commencé à rassembler des samples, des loops, comme je n’avais pas l’argent pour faire des sessions avec des musiciens et ça a donné Poga. Voilà un peu comment c’est venu. Aujourd’hui par contre, je ne fonctionne plus qu’avec de vrais enregistrements d’instruments. J’aime mettre des mélodies acoustiques plus que des synthés.

Lorsque tu composes tes sons, tu penses directement à ce qu’il donnera en live ? 

Non pas nécessairement. Je ne commence jamais un morceau avec les musiciens mais seul chez moi. Je fais d’abord un drop efficace, je ne pense qu’au rythme, à l’instant présent puis c’est seulement quand j’invite enfin les musiciens à enregistrer que je commence à avoir le live un peu en tête.

Est-ce que tu peux me parler de tes « pool party » à Miami ? 

C’est un truc qu’on fait tous les ans. Le but est de faire une belle fête, un après-midi, en invitant des amis DJs. C’est en fin de semaine donc tout le monde est détendu et le Delano à Miami est un super endroit. Avoir sa propre stage là-bas c’est une super opportunité.

La prochaine sera le 25 mars pour fêter la sortie de ton single Rebel Yell avec le chanteur Krishane. Comment vous êtes-vous rencontrés ? 

Il y avait un morceau de lui que j’adorais mais on a pas pu travailler ensemble. Ce n’est que quelque temps après qu’on s’est retrouvé en studio et qu’on s’est mis à travailler sur Rebel Yell que j’avais déjà en tête depuis un bon moment. Je suis vraiment content du résultat ! Il a une voix vraiment particulière, c’est d’ailleurs ce que je recherche très souvent chez les artistes avec lesquels je travaille. Donc je suis ravi de cette collab’ !

Quels sont tes futurs projets après ce morceau ? 

On va sûrement sortir un nouveau titre au printemps. Après je ne sais pas exactement comment ça va se dérouler parce que j’ai beaucoup de morceaux sur le feu. Je n’ai jamais commencé une année avec autant de musiques prêtes.

Toujours pas l’envie d’un album ? 

En réalité, en terme de morceaux composés je pourrais très bien sortir un album. Mais pour un LP il faut tout de même une ligne conductrice, un lien entre les morceaux. Là chaque son existe par lui-même et peut être très différent des autres donc ça n’aurait pas de cohérence si je les sortais tous en même temps.

Et que peut-on te souhaiter pour la suite ? 

Que ça continue. Qu’il y ait toujours de belles dates et de beaux shows.

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