Un chef-d’œuvre à ne pas rater.

Elio a 17 ans et passe ses vacances d’été dans la villa familiale, au nord de l’Italie. Il occupe son temps à lire, faire du piano et sortir avec ses amis. Il flirte avec Marzia mais n’a jamais vraiment été amoureux. Quand Oliver, un américain trentenaire, vient travailler avec son père, Elio prend conscience de ce qu’est réellement le désir.

Après Amore et A Bigger Splash, Luca Guadagnino continue d’explorer le sentiment amoureux avec Call Me By Your Name, adaptation du best seller d’André Aciman. Le réalisateur italien clôture sa trilogie avec brio puisque le film est un bijou d’émotion et de sensualité qui donne envie de vivre le grand amour sous le soleil éclatant de l’Italie.

L’histoire d’Elio et Oliver, c’est celle d’un désir brûlant dont l’assouvissement sera retardé. Dans ce décor idyllique de carte postale, les corps mettront du temps à se chercher pour finalement se toucher dans des moments toujours plus délicats et brillants. Pendant les 2h11 du film, le temps semble suspendu. L’histoire d’amour des protagonistes devient une bulle dans laquelle on est embarqué dès le début et qui nous retient jusqu’au bout. À tel point que l’on voudrait ne jamais en sortir.

Au fur et à mesure que le désir s’accomplit, l’émotion s’intensifie notamment grâce à la superbe B.O. et les deux titres sublimes de Sufjan Stevens « Mystery of Love » et « Visions of Gideon »La relation qu’entretient Elio avec ses parents (formidables Amira Casar et Michael Stuhlbarg) participe également des moments les plus émouvants du film. Les Perlman sont bienveillants par leur silence et le simple fait d’être présents pour leur fils. Pas besoin de mille discours, l’amour se lit dans leurs yeux et dans leurs actes. Le seul moment où le père d’Elio est plus loquace avec son fils est un chef-d’œuvre d’écriture et d’interprétation. Et la scène finale achèvera de vous étreindre le cœur. 

Call me by your name

© Sony Pictures

L’incroyable révélation du film est Timothée Chalamet, qui, a seulement 22 ans, se retrouve nommé aux Oscars face à des pointures comme Daniel Day-Lewis et Gary Oldman. Il est également à l’affiche cette semaine de Lady Bird et semble bien parti pour rester encore quelque temps la nouvelle coqueluche d’Hollywood. Dans Call Me By Your Name, son alchimie avec Armie Hammer ne fait aucun doute à l’écran et la maturité de son jeu impressionne. Un futur grand talent à suivre de très près. 

Pour oublier le froid glacial qui s’abat dans la capitale, allez donc vous réchauffer le cœur avec ce film qui a déjà tout d’un incontournable.


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