Out of the Dark est à écouter sans plus attendre.

On vous en parlait avec enthousiasme il y a quelques jours, le nouvel EP de Chine Laroche était l’une des sorties musicales de la semaine dernière. Après On My Mind, l’artiste est de retour avec Out of the Dark, un ensemble de 5 titres addictifs et envoûtants qui font mouche dès la première écoute. À l’occasion de cette sortie, on a rencontré Chine Laroche qui nous parle de ses inspirations et de ses futurs projets.

Comment vas-tu quelques jours après la sortie de ce nouvel EP ? 

Ça va très bien, je suis contente d’avoir accouché de cet EP, j’espère que ça va continuer d’enclencher de belles choses pour la suite.

Ton clip pour « Let me out » a été réalisé à 6 mains, comment s’est passé le travail d’écriture et de réalisation ?

Une fois que j’avais le morceau en tête, l’histoire a coulé de source car le morceau en lui-même raconte déjà une histoire. Dorian et Virgile ont apprécié le track et ont fait ça avec moi. C’était un vrai travail de groupe. J’en garde un super souvenir. On arrivait à se comprendre et à se compléter.

Ta musique fait parfois penser à une véritable B.O. de film. Visuellement, qu’est-ce qui t’inspire le plus ? 

Je suis ultra fan de cinéma. Marcel Carné, Orson Welles, Terry Gilliam, Luc Besson, Jacques Demy… Il y a tellement de grands réalisateurs. J’adore les duos de réalisateur/compositeur aussi : Hitchcock/Hermann, Fellini/Nino Rota – extraordinaires pour La Dolce Vita –, Eric Serra/Luc Besson. La musique et le cinéma sont deux arts très forts et complets. Et lorsqu’ils s’unissent, on peut arriver à quelque chose de très grand qui nous marque et représente la vie dans tous ces états possibles.

Et musicalement ?

J’adore autant le classique que le jazz, en passant par la pop, le rock, le dub. Je suis pas très métal, même s’il y a des trucs super aussi dans ce genre. Rage Against the Machine m’avait bien marquée. Je peux écouter de la grosse trap comme de la folk, du moment que l’univers me parle, que la musique est bonne et que la démarche artistique est intéressante.

On a beaucoup aimé « Holdin’on », peux-tu nous parler un peu plus de ce titre ? 

Ça parle de quelque chose de spontané, d’assez nerveux mais qui ne dépasse pas une certaine limite. Je voulais que ce morceau puisse prendre le temps de s’installer.

J’ai commencé en grattant ma guitare un peu au hasard. Ce morceau m’est venue comme ça sur une envie, une énergie. Ça monte progressivement. Un peu comme quand tu commences à te chauffer en soirée…

Comment décrirais-tu ta musique à quelqu’un qui ne l’a jamais entendue ?

C’est un melting pot de plein de choses que j’aime, que j’écoutais quand j’étais petite. C’est un mélange vintage/moderne. Il y a un côté plus rétro sur des morceaux comme « Let Me Out » alors que « One step » et « Mad » font plus référence à de la house ou du trip hop.

Tu as un processus bien précis de composition ou tu suis tes instincts et ton feeling ?

Je n’ai pas de processus, je peux partir d’une idée de synthé, d’un beat, comme d’un texte. Ou d’une envie d’exprimer quelque chose et de la construire comme si je narrais une histoire. Les choses que je garde sont souvent des choses que j’ai faites sur le moment et qu’après je retravaille quand je prends du recul.

Comment prépares-tu le live concernant l’EP ?

Je répète au Studio Bleu. Je les connais bien, ils m’ont toujours soutenue et très bien accueillie. C’est un peu comme une famille. Pour le live, je fais les backtracks de mon côté, Robin les balancent sur son pad. Il joue les batteries ainsi que les percussions et moi je fais les synthés, les guitares et les voix.

Quels sont tes prochains projets ? 

En ce moment je bosse avec Youritz, un pote rennais qui est super bon à la production. On va bientôt sortir des morceaux qu’on a fait ensemble. Ce sera plus de l’électronique. Il a un super univers, c’est très cool.