Rencontre avec l’artiste Dillon à l’occasion de la sortie de son nouvel album Kind.

Comment vas-tu ? 

Ça va très bien, merci.

Tu viens tout juste de sortir ton troisième album. Tu ressens toujours la même appréhension que pour les deux premiers ou bien tu es plus relax désormais ? 

Je n’ai jamais réellement eu d’appréhension. J’écris seulement quand j’ai quelque chose à dire et je ne travaille sur un album que lorsque je peux l’imaginer au-delà des mots, des rythmes et des mélodies. Pour moi, avec la musique il s’agit de se laisser aller, de s’accepter et non pas d’avoir à prouver quelque chose à quelqu’un.

Tu as dit dans une interview qu’entre le premier album et le second, tu avais souffert de la page blanche. Il s’est passé la même chose cette fois-ci ou cela a été plus facile ?  

Je n’ai jamais dit ça. À l’époque je ne voulais pas écrire sur ce que j’étais en train de vivre donc j’ai arrêté tout simplement. Je pensais que si j’attendais que le temps passe, si j’expérimentais et voyais assez de lumière, je pourrais effacer le traumatisme que j’avais vécu. Cela n’a pas du tout fonctionné et j’ai fini par écrire uniquement sur ça ! On n’était pas réellement sur le syndrome de la page blanche !

Mais en ce qui concerne Kind, c’est une ode à l’amour donc j’ai trouvé son écriture aussi excitant que de tomber amoureuse !

D’où t’es venue cette envie d’écrire cette ode justement ?

Je ne contrôle absolument pas ce qui me motive. Je n’ai pas réellement d’influences particulières ou de choses qui m’inspirent. Je me laisse porter, je suis mes envies sans essayer de les combattre.

Tu as un morceau chanté en brésilien dans ton album. Le premier. D’où est-venue ce désir de chanter dans ta langue natale ? 

J’ai juste suivi mon intuition.

Pas de désir de chanter en allemand puisque tu vis en Allemagne depuis un moment ?

Comme je te l’ai dit, je suis mon intuition. Donc on verra.

Tu vis à Berlin. Qu’aimes-tu dans cette ville ?

Même si l’hiver est difficile là-bas, j’adore le fait qu’il y ait quatre saisons.  J’aime la taille de la ville, l’intimité et l’anonymat qu’on peut y avoir.

Quelle est la question qu’on ne t’a jamais posée en interview ? 

Il y a beaucoup de choses qu’on ne me demande jamais et très peu de nouvelles questions à chaque interview. Toutes les questions que tu m’as posées ici, j’y ai déjà répondu de nombreuses fois avant.  Mais pour répondre à ta question, personne ne m’a jamais demandé quels étaient mes animaux aquatiques préférés.

Ok. La réponse du coup ? 

Le poulpe et la méduse.

Que pouvons-nous te souhaiter pour la suite ?

De la chaleur et de la gentillesse pour tous.

C’est plus ou moins bien parti !