Juste avant son passage aux Etoiles l’artiste BØRNS est de passage à Paris, l’occasion pour nous de rencontrer l’artiste à l’origine des titres/tubes American Money ou Electric Love pour parler de son deuxième album à venir et son approche de la musique.

Tu es arrivé hier soir à Paris, qu’as-tu fait depuis ?

Je me suis un peu baladé. J’adore cette ville, les rues sont magnifiques, il y a une vraie histoire et beaucoup d’espace.

Plus qu’à Los Angeles ou à New York ?

Oui clairement. À New York on est trop nombreux donc on est serré même si la ville est grande. Ici je ne sais pas, tout le monde est plus relax.

Tu es venu de temps en temps en France. Uniquement à Paris ? 

Je ne m’en rappelle pas très bien à vrai dire (rires). Mais je crois que la plupart du temps c’était à Paris, oui ! La dernière fois je crois que c’était dans un café où je jouais, l’été. Il faisait vraiment chaud mais c’était vraiment sympa. En règle général j’adore les bars parisiens, c’est intimiste et l’ambiance est cool.

Tu joues aux Etoiles ce soir. On aime bien savoir si les artistes ont des rituels avant de monter sur scène. Tu en as toi ?  

J’essaye de me distraire un maximum avant le concert. Je vois des amis, je bois une bière ou de la téquila parfois. Je vis à Los Angeles dans un quartier mexicain donc quand je sors il y a généralement de la musique mexicaine… et de la téquila justement.  Donc j’y ai pris goût !

Donc ce soir, le programme c’est « shot avant le concert » ?  

Possible !  Ça fait longtemps que je n’ai pas joué à Paris donc j’imagine que mon rituel sera un peu différent. Il peut changer selon l’endroit où je joue. Donc on va peut-être plus partir sur un verre de vin ! Mais je te rassure, je ne bois pas tant que ça en temps normal. (rires)

Il y a 2 ans tu sortais ton premier album, que s’est-il passé depuis ? 

J’ai été en tournée pendant un long moment. Jusqu’à octobre 2016. Puis je suis rentré pour bosser sur le nouvel album. J’ai eu la chance de pouvoir rester un peu à Los Angeles, avoir une cuisine, un chez-soi et un lit ça fait du bien. C’est cool de rester au même endroit quelques temps. J’adore voyager mais j’avoue que ça soulage aussi de faire un petit break. Je voulais me poser et réfléchir à quoi aller ressembler la suite même si j’avais déjà une petite idée en tête. Je crois avoir fait quelque chose de bien. Enfin j’espère !

Certains artistes prennent trois, quatre ans pour sortir un nouvel album ! Au final tu l’as écrit en l’espace d’un an seulement.  

Oui. J’imagine que j’aurais pu prendre plus de temps mais j’ai su profité de l’énergie qui m’entourait pendant un an. J’aime écrire sur le moment présent, je ne veux pas trop réfléchir. Il faut s’abandonner complètement à la musique lorsque tu écris une chanson, se laisser transporter par elle et la vivre. Si tu réfléchis beaucoup trop à la manière dont tout doit se faire, tu deviens juste un mec qui fait un énième album pour son égo.

Où trouves-tu ton inspiration ?

Mon inspiration vient beaucoup des Beach Boys, George Harrison, je les trouve fascinant. Je m’inspire également de romans de science-fiction parce qu’ils parlent d’univers imaginaires dans lesquels j’aime m’imaginer. Je suis également un grand fan de comédies musicales. L’inspiration c’est un peu comme faire ses courses. Tu prends des produits qui existent déjà pour créer une recette bien à toi.

 

Tu as co-réalisé Faded Heart. As-tu apprécié jouer les réalisateurs / scénaristes ?

Oui, beaucoup ! J’adore écrire des scripts, j’en écris beaucoup d’ailleurs, le cinéma est une de mes passions. Après devenir réalisateur n’est pas du tout une volonté. Je vois plus ça comme une bonne expérience. Ça répond au besoin que j’ai de continuer constamment à m’amuser !

J’imagine que tu ne pourrais pas faire ce métier si cela ne t’amusait pas un minimum ? 

Pour me faire plaisir, ça je me fais plaisir ! Je m’amuse tout le temps en réalité. Même s’il m’arrive d’avoir du stress ou de faire des erreurs, le tout reste extrêmement fun !

 

Tu as quand même un mauvais souvenir dans ta carrière?

Je sais pas… Je n’ai pas un « pire souvenir ». Après il m’est arrivé d’avoir l’impression de me perdre lorsque j’étais en tournée. On dort peu, on est sur les routes l’hiver, enfermé dans un van. Ça peut être éprouvant mais en soi ce n’est pas un mauvais souvenir.

Et l’un de tes meilleurs souvenirs ?

Je crois que c’est lorsque j’ai fini ce nouvel album. On est allé dans une maison à San Francisco avec mon équipe et on s’est enfin posé pour boire des coups et fumer des joints. On était super content et on avait besoin de décompresser. C’est ce qu’on a fait !

Écoutes-tu des artistes français ?

Oui bien sûr. J’écoute pas mal M83. Également Charlotte Gainsbourg qui a eu une grosse influence sur l’album à venir.

Qu’est ce qu’on peut te souhaiter pour le futur ?

De continuer encore et encore à faire de la musique !