Le MaMA Festival bat son plein (ou a battu, selon le jour où vous lirez cet article) avec la même fièvre et ferveur qu’on lui connaît. Des découvertes musicales, des instants magiques, d’autres plus retenus, mais si l’heure du bilan n’a pas encore sonné, l’heure de la petite déclaration d’amour, elle, est bel et bien arrivée. Et cette année, elle est pour DDM Recordings.

Jeudi soir, 22h15. La Chaufferie du Moulin Rouge voit quelques spectateurs et professionnels discuter gentiment autour d’un verre, pendant qu’un groupe se prépare. Car de 22h à 1h du matin, le label DDM Recordings présente une partie de son écurie musicale et c’est BLOW qui a pour mission de lancer les festivités.

Lancinante, classe, enivrante, la musique des quatre garçons attire dès les premières minutes de leur concert une foule grandissante, qui, aussi incroyable que cela puisse paraître au MaMA, se trémousse gentiment. La chaleur monte alors de manière exponentielle et nous enivre délicatement à travers des vagues électroniques aux accents pop. On se régale, transporté par cette sensualité rythmique qui emporte même le bassiste (qu’on pourra aussi découvrir avec le groupe Her).

BLOW ©Julien Bernard

Puis c’est au tour du petit dernier du label, Seth XVI, de prendre les commandes. Une guitare, un lightpad, un piano et sa voix. Quatre instruments pour présenter un EP sorti en avril dernier. Et si la présence scénique se fait encore un chouia timide, difficile de ne pas reconnaître ce qui se trouve devant nos yeux à ce moment-là : un jeune talent en devenir. A travers des mélodies électroniques et un univers singulier, on assiste alors à un concert réussi.

Et à peine le temps de saisir une bière et de la déguster (toujours avec modération, vous nous connaissez) que c’est au tour d’un autre petit prodige de faire son entrée: Inclose. À travers un univers graphique particulier et coloré qu’on retrouve d’ailleurs projeté derrière lui, le producteur de 22 ans fait vrombrir les enceintes de la salle pour notre plus grand plaisir. Rêve techno les yeux et les oreilles ouverts, le live se fait vif et enchanté même si les corps des spectateurs restent un peu figés à notre goût.

Mais c’est justement à cela qu’on découvre la qualité artistique à laquelle s’attache DDM Recordings (oui, car on est bien là pour des louanges). Qu’importe le nombre de personnes, l’ambiance maMAesque composée principalement de professionnels, chaque artiste s’est livré sur scène avec coeur ! Et cette ferveur, on la retrouve chez chacun des talents signés sur le label (à qui l’on doit notamment la sortie de l’ombre de Møme). Véritable vivier de petits prodiges électro,  on ne cesse d’être séduit par ce que nous offre DDM Recordings depuis 2014.

Et on remercie fortement le MaMA pour continuer à donner de la visibilité aux labels indépendants comme celui-ci à chacune de ses éditions.

Love.


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