Dernier festival de notre été, c’est avec l’édition 2017 de Cabourg Mon Amour que nous clôturons une saison pleine de fraicheur et de découvertes avant le fameux break estival. Et quoi de mieux qu’un festival les pieds dans l’eau, pour donner un avant goût des vacances ?

Lundi 31 juillet au matin, la plage de Cabourg retrouve toute sa quiétude après un week-end de fête où se sont succédés pas loin de 24 artistes sur la scène de la plage et celle de la dune. Entre marées et éclaircies, le festival a percé les nuages de sa musique pour bercer trois jours durant le coeur des festivaliers et des bénévoles, oscillant entre pop, rock et électro.

Cabourg Mon Amour Dimanche

Paradox Club ©COCY

Dès vendredi, c’est Basile Di Manski  qui a lancé le coup d’envoi des festivités en échauffant le public pour un marathon de bonnes ondes. À deux pas des flots les prestations se sont enchainées, du calme de Paradis (dont on vous a déjà dit ce que l’on en pensait…) au set hypnotique de Call Super, c’est bulots dans l’assiettes et Pain Bagnat dans les mains (proposés par l’équipe des Niçois) que l’attente du live de Jacques s’est déroulé. 

Après un set bricolé et énigmatique les festivaliers se sont dispersés et pour les plus chanceux c’était direction l’after au Casino de la ville pour une soirée placée sous les influences de Pain Surprises et Le Tournedisque. Malheureusement, victime de son succès ou problème de communication, aucun billet n’était à vendre sur place pour profiter des after proposés par le festival. Laissant dans la frustration et la tristesse bon nombre de festivaliers, résignés à finir leur soirée sur la plage ou au Gatsby.

Pour entamer cette deuxième journée de fête, direction la plage dès 14h pour un après-midi chill entre baignade, beach volley et musique. Et c’est avec la pop délicieuse d’Agar Agar, les pieds dans le sable, que le festival a su rameuter les foules pour une programmation placée sous le signe de la découverte.

Et c’est  Sônge, qui nous a pris par la main en nous transportant dans son univers, bercé entre électro et R&B lunaire aux influences soul. La jeune interprète nous a plongé au coeur d’un monde où elle seule règne en impératrice. Enfin, Lone et Jacques Greene ont à leur façon su faire bouger les festivaliers en perspective d’une longue nuit de danse.

Point culminant de la programmation,  la journée de dimanche a su chasser un à un les nuages en proposant un concentré de bonne humeur et d’agréables découvertes. Entre le set énergique des filles de TGAF et les 4 potes de Paradox Club sur la scène de la plage, la pop troublante et familière de Fishbach ou encore le rap rafraichissant du jeune anglais Loyle Carner (que nous avions déjà découvert au Fnac live au début du mois) qui se positionne une nouvelle fois comme une belle surprise, pleine de talent.

C’est véritablement la chaleur de la prestation du groupe Parcels qui nous a à nouveau fait chavirer le coeur. Véritable shot de bonne humeur communicative, le groupe australo-berlinois a su faire l’unanimité au sein du public cabourgeais pour un moment suspendu en pleine éclaircie : sourire et soleil sur le visage, on ne s’en lasse pas.

Enfin, c’est avec le duo Polo & Pan que nous clôturons ses 3 jours. Grande découverte scénique et scénographie au top, c’est un aller simple vers le cosmos et un monde onirique au son des voix suaves et pleine d’énergie des deux chanteuses qui ont su se mêler à l’électro calibré du duo. Polo & Pan ont transporté les quelques 2500 festivaliers le temps d’une parenthèse intemporelle.

Une réussite pour cette 5 ème édition d’un festival qui propose en plus d’un cadre magique une programmation éclectique (aussi bien dans l’assiette que sur scène).

Bien que la programmation fut parfois déséquilibrée pendant les trois jours, c’est véritablement le chill et la joie qui sont les maîtres mots de se rendez-vous devenu l’un des incontournables de l’été et de la côte normande. 

A l’année prochaine sur la plage.