Les nuages se profilent à l’horizon et pourtant, l’ambiance est bel et bien présente dans les rues de la Rochelle. Le long du port, une multitude de personnes s’amassent sous les remparts afin de pénétrer dans l’enceinte de l’un des plus importants festivals de l’été, les biens-nommées Francofolies de la Rochelle.

Ici, on croise des visages de tout âge, de tout horizon, venus de Bordeaux, Paris, ou encore Nantes afin d’assister à plus de 100 concerts du mercredi 12 au dimanche 16 juillet. Démarche entrainante, oeil rieur, traits détendus, le festivalier rochelais semble attendre avec impatience cet évènement annuel.

Mercredi sous une pluie légère

Et dès le premier jour, force est de constater que le devant de la scène se retrouve très vite plein pour accueillir sur la Scène Jean-Louis Foulquier (célèbre fondateur), l’artiste Claudio Capeo. D’une voix grave portée par un sourire bienveillant, l’accordéoniste de 31 ans séduit la foule et ouvre le bal de manière fantastique malgré les premières gouttes qui commencent à tomber. Avec sa légère cassure dans la voix habillant à la perfection des mélodies faites pour rester imprimer en tête, le jeune artiste présente ses titres pendant presque une heure, le temps pour le festival de se remplir tranquillement.

Puis vient alors le passage de Boulevard des Airs. Le groupe qui n’a pas sorti d’album depuis 2015 n’a rien perdu de son talent scénique. En véritable showmen, les compères chantent l’espoir, la vie et l’amour à un public qui n’hésite pas à reprendre en coeur les plus belles paroles du groupe.  Débordant d’énergie, c’est à grand coup de sonorités aériennes et envolées que Boulevard des Airs livre un live aussi généreux que chaleureux.

Mais si la chaleur est là, la pluie n’hésite pas elle aussi à s’inviter, dessinant  alors des formes blanches au fur et à mesure que les festivaliers enfilent leur k-way anti-pluie pour ne rien rater des deux concerts suivants qui voient Soprano et Christophe Maé se succéder.

Un jeudi enflammé

Bien heureusement le deuxième jour offre un temps bien plus clément au festivalier. Et si la Scène Jean-Louis Foulquier danse sur les rythmes hip-hop et le flow rap de MHD, Georgio ou Black M, c’est du côté de la salle de concert La Sirène que notre oreille se tourne.

Organisé dans le cadre des Nuits Collectives, dont l’idée est de mettre les musiques electro et hip-hop au coeur du festival, l’évènement débutant à 20H30 nous offre un florilège de jeunes talents prometteurs qu’on aperçoit depuis déjà un bon moment sur les scènes parisiennes.

En véritable ambianceur, KillASon retourne littéralement la salle grâce à son flow extraterrestre et ses mouvements de danse enfiévrés. Incroyable, le rappeur possède ce charisme étrange propre aux grands artistes, donnant une claque musicale et scénique comme à chacune de ses apparitions.

Mais il n’est pas le seul à avoir un talent fou. Nusky & Vaati, Thérapie taxi, Superpoze, tous ont livré des partitions différentes mais succulentes qui n’ont pas manqué de nous faire réaliser que peu de temps s’écouleront avant qu’ils ne finissent tous sur la Grande Scène.

Bref, un deuxième jour atypique, qui marque la fin des Francofolies pour notre part mais qui a promis, on le sait, de belles surprises et émotions les jours qui ont suivi.

A l’année porchaine.