Vous le connaissez peut-être sous le nom d’Enzo, personnage dans la célèbre série The Vampire Diaries. Mais Michael Malarkey n’est pas seulement un acteur… C’est également un musicien ! Nous avions déjà eu l’opportunité de découvrir certaines chansons de son premier album lors d’une listening party exclusive à Paris. Entre son univers sombre et son titre intrigant, Mongrels (qui sortira en septembre 2017) s’annonce surprenant !

Son créateur a accepté de nous en dire un peu plus sur cet album et sur son histoire. Rencontre avec Michael Malarkey !

Nous avons eu la chance de te voir lors de ton showcase à Paris, en mai. Comment ça va pour toi depuis ?

Il s’est passé tellement de choses (rires) ! On a fait d’autres sessions d’écoute de l’album à Bruxelles, à Barcelone, etc… Et après ça je suis allé à la Nouvelle-Orléans, j’avais un projet à réaliser là-bas. Honnêtement, ça a été les deux mois les plus fous de ma vie. Je suis parti loin de ma famille depuis un bon moment déjà et je n’avais pas réalisé à quel point ça serait dur. La semaine dernière, j’ai pu passer quelques jours avec mon fils. J’avais laissé mon téléphone à l’intérieur pendant que l’on jouait dehors. Ça m’a fait du bien.

Je pense qu’il est important de savoir garder un certain équilibre entre la famille et le travail. On devrait toujours prendre du temps pour voir sa famille et ses amis même si on a beaucoup de boulot !

On a également eu l’occasion d’écouter certains morceaux de ton nouvel album et on a trouvé que l’univers de cet opus est assez sombre. Tu pourrais nous en dire un peu plus sur Mongrels ? Comment décrirais-tu cet album ?

C’est vrai qu’il a un côté assez sombre sur Mongrels. Mais j’ai également voulu introduire de la lumière dans cet album ! Du coup, il y a des morceaux plus lumineux que d’autres… Et ce contraste fait partie du message que je voulais faire passer. 

Dans cet enregistrement, je cherche le juste équilibre dans l’éternel duel entre la lumière et l’obscurité. J’explore cette difficulté à comprendre… À réaliser que l’obscurité, la noirceur en nous n’est mauvaise que si on l’ignore et que l’on cherche à y échapper. Je pense que si, au lieu de fuir, on accepte cette partie en nous, que l’on fait face à ses peurs et à ses désirs sombres, on se rendra compte que l’on peut vivre avec. 

Je ne sais pas si c’est compréhensible (rires) ?

On a compris le principe, oui (rires) ! Et concernant ce côté plus sombre qu’auparavant, penses-tu que ton style musical a changé ? Ou est-ce toujours le même qu’à tes débuts ?

Je pense que l’âme de ma musique est toujours la même ! Mais j’ai quand même fait un énorme pas en avant. J’ai intégré beaucoup plus d’instruments, de parties instrumentales dans mes chansons. Par exemple, pour concevoir Mongrels, nous avons fait deux sessions d’enregistrement avec des musiciens différents à chaque fois. Du coup, ça nous a permis de travailler sur certaines chansons en comparant les résultats des deux sessions et de choisir ce qui allait le mieux. C’est pour ça que les rythmes sont différents d’une moitié à l’autre de l’album. J’ai également eu une idée plus précise de ce que je voulais pour les titres, j’avais une image très précise de l’instrumentation que je voulais.

Pourrais-tu nous expliquer pourquoi avoir choisi Mongrels comme titre de ton premier album ?

Alors… Ce que l’on appelle « mongrels », ce sont des chiens d’origines diverses, qui n’ont pas de pedigree. La première raison donc pour ce titre, c’est que j’ai grandi parmi une variété de milieux culturels ! Ma mère est d’origine arabe et italienne. Elle a également des origines anglaises puisqu’elle a grandi en Angleterre. Mon père quant à lui a grandi aux États-Unis, mais à des origines irlandaises… J’ai également beaucoup voyagé à cause du travail de mon père. Donc toutes ces influences culturelles font partie de ma vie.

Mais avoir choisi Mongrels comme titre, c’était également pour représenter le fait de ne pas avoir de racines. Avec le temps, j’ai réalisé que peu importe où je me trouve, je me sens à la maison. Et c’est un fait qui ne me dérange pas ! Donc le titre de l’album est à propos de ça, de savoir ce que c’est que d’être un « mongrel » et de savoir trouver sa place dans ce monde.

© Michael Malarkey

Et est-ce qu’il y a une chanson que tu préfères sur cet album ? Une chanson plus importante que les autres ?

Ça change souvent (rires) ! Mais depuis un moment maintenant, c’est Uncomfortably Numb. Ce sera le prochain single de l’album et on vient d’ailleurs de finir de shooter le clip vidéo à Londres. C’était une super expérience ! Mais la raison pour laquelle cette chanson est l’une de mes préférées, c’est tout simplement que je l’ai écrite sans guitare. Je l’ai écrite a capella et je me suis senti vraiment libre en le faisant de cette façon. C’était libérateur du fait que mes connaissances en accords de guitare sont limitées. J’ai découvert que lorsque j’écris, ce manque de connaissances compromet souvent ce que j’imaginais. Je n’arrive pas à retrouver les accords à la guitare, du coup je change tout. Et là le faire a capella, ça m’a permis d’avoir une meilleure idée de ce que je voulais.

Cette chanson m’a fait réaliser que je ne dois pas me bloquer dans ma manière d’écrire.

On sait que tu n’es pas juste musicien, tu es aussi acteur. N’est-ce pas difficile de gérer les deux ?

D’un point de vue artistique, pas du tout. C’est dur d’un point de vue business, à cause des disponibilités. Quand tu ne travailles pas sur un projet en tant qu’acteur, tu ne sais jamais vraiment quand tu vas retrouver quelque chose. Ce que je veux dire, c’est que tu auditionnes pour un rôle mais tu ne tourneras peut-être pas avant la semaine ou le mois suivant, si ce n’est plus tard. Du coup si je planifie une tournée, puis un film, tout ça pourrait se chevaucher et alors je perdrais un contrat avec de potentiels promoteurs pour la musique. Donc ce qui est compliqué, c’est vraiment de gérer son planning.

Mais je pense que ça ne devrait empêcher personne de se lancer, il faut juste gérer la situation le moment venu et choisir ce qu’il y a de mieux pour soi. Parfois, partir en tournée sera plus bénéfique pour moi que de m’investir dans un film. Je me pose toujours la question : ‘laquelle des deux propositions sera la plus bénéfique pour moi ?’.

Mais si quelqu’un te demandait de choisir définitivement entre la musique et le cinéma, qu’est-ce que tu ferais ?

Je pense que ça dépendrait vraiment de ma situation dans les deux domaines à ce moment-là ! Il y a certains métiers que je ne pourrais pas me permettre de faire. Comme le théâtre par exemple… J’adorerais refaire du théâtre un jour mais je trouve que c’est trop instable. Si ça n’engageait que moi, ce serait différent ! Mais j’ai une famille maintenant, je dois y penser.

Et maintenant que la série Vampire Diaries est terminée, penses-tu te consacrer à la musique ?

Non, je fais toujours beaucoup d’auditions. J’essaye de continuer un peu la musique ET le cinéma. Aujourd’hui, on se concentre beaucoup sur la musique à cause de la sortie de l’album en septembre. On a beaucoup de choses à préparer : il faut gérer la promotion avec la presse, organiser des écoutes exclusives… C’est une expérience incroyable, j’aime vraiment ce que l’on fait pour que Mongrels soit accueilli au mieux et je suis impatient de partir en tournée avec le groupe !

Dernière question pour la route : as-tu des projets à venir ?

Eh bien, déjà, nous allons sortir l’album le 8 septembre ! Et puis ensuite, on partira en tournée au Royaume-Uni et en Europe. On reviendra probablement à Paris, j’aime beaucoup les Français et la culture française. Il y aura aussi un nouvel album et peut-être une nouvelle tournée aux États-Unis, l’année prochaine.

Je ne peux pas trop parler de tout ce qui concerne le cinéma, mais je peux vous affirmer que certaines choses se préparent !

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