Ce n’est plus un secret pour personne, le requin fait chaque année des morts et des blessés sur les plages du monde. En échange, chaque année, ce sont des milliers de requins qui périssent de la main de l’homme en quête de vengeance. Mais pour en finir avec ces expéditions punitives, un surfeur a eu une idée des plus simples et des plus honorables.

Mike Coots est un surfeur de 37 ans originaire d’Hawaii qui à l’aube de ses 18 ans a perdu sa jambe suite à l’attaque d’un requin. Si certains auraient alors pu se détourner de leur passion, le jeune sportif, lui, est retourné sur sa planche un mois seulement après son amputation. En véritable amoureux de l’océan et loin d’être rancunier il a alors décidé de défendre la cause de l’espèce responsable de sa perte.

Responsable ? Absolument pas selon Mike. Conscient que c’est bien le surfeur qui vient jouer sur le territoire du requin et non l’inverse, le trentenaire est à l’origine d’une initiative pour le moins culottée depuis quelques semaines.

Lorsqu’un surfeur subit une attaque (mortelle ou non) de requin, la population a très souvent tendance à perpétrer des rafles sanguinaires contre les animaux par vengeance. Cependant, est-ce vraiment ce que souhaitait la victime ?  Mike Coots a donc mis au point un aileron spécial, se plaçant sur la planche du surfeur et indiquant  « If my life’s taken, don’t take theirs », traduisez « si ma vie est prise, ne prenez pas la leur ». Sorte de dernière volonté ayant pour but de ne pas inciter à la violence en cas d’accident, l’idée bien que très simple est particulièrement maligne.

Le projet intitulé Fin for a fin (un aileron pour un aileron) a donc pour but de protéger la vie marine de l’esprit vengeur de l’humain et ainsi protéger une espèce de la manière la plus évidente qu’il soit : en disant clairement non à la barbarie.

Pour le moment encore à l’étape de pré-production, les bénéfices engendrés par la future vente de ces ailerons seront par ailleurs intégralement reversés à des associations et programmes de protection des surfeurs… et des requins.


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