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Les détenues de Litchfield étaient en passe de prendre le contrôle à la fin de la saison 4 d’Orange is the New Black. Les revoilà en pleine forme durant 13 épisodes aussi intenses qu’addictifs. 

Il y a un an, rien ne nous préparait à affronter la mort de Poussey, étouffée sous le poids du garde Bayley dans le réfectoire de Litchfield. Les détenues non plus n’avaient pas vu venir cette escalade de violence menée par le garde Piscatella. Alors que le traumatisme était encore vif, la rage avait pris le dessus. À la fin de l’épisode Toast Can’t Never Be Bread Again, Daya avait récupéré l’arme d’Humphrey et menaçait de lui tirer dessus pendant que les autres prisonnières l’encourageaient vivement à le faire.

©Netflix

La saison 5 d’Orange is the New Black reprend exactement au même moment, au même endroit, dans ce couloir où tout pouvait basculer. Pour ces 13 nouveaux épisodes de la série phare de Netflix, Jenji Kohan a fait le choix de resserrer l’intrigue sur les trois jours qui suivent la mort de Poussey. Un pari risqué et casse-gueule qui nous offre pourtant une saison souvent intense, hilarante et éprouvante.

En l’espace de quelques heures, les détenues de Litchfield deviennent les reines de la prison. Les gardes sont pris en otage, c’est le bordel dans les dortoirs, la révolution est en marche. Si certaines en profitent pour s’installer au soleil dans la cour, à l’instar d’Alex qui fait profil bas, d’autres prennent les choses en main et comptent bien se faire entendre. C’est le cas de Taystee qui devient porte-parole des négociations et ne cessera de réclamer justice pour Poussey. Le personnage campé par Danielle Brooks prend l’importance que l’on espérait et donne à l’actrice l’occasion de livrer une performance saisissante.

Depuis ses débuts, la force d’Orange is the New Black réside dans son dosage entre le drame et la comédie et cette saison ne fait pas exception. Jusqu’à l’épisode 8, c’est plutôt la tonalité comique qui prime. Red et Blanca, complètement shootées aux « vitamines » ont des scènes à mourir de rire. Le sarcasme d’Alex, Flaca et Maritza qui deviennent YouTubeuses ou Big Boo qui s’éprend de « Von Barlow », autant de moments jouissifs et hilarants qui ne déçoivent jamais. Mais ce bref état d’insouciance ne pouvait pas durer et la série bascule carrément dans l’horreur quand Piscatella fait vivre un enfer à certaines de nos détenues préférées. L’émotion n’est jamais très loin non plus quand Brook rend hommage à sa petite amie décédée, que Mendoza fait face à un drame familial ou lorsque Suzanne déraille (donnez à Uzo Aduba tous les Emmys du monde).

Si l’on peut déplorer quelques longueurs et des flashbacks moins nombreux, l’écriture des personnages reste maitrisée. Toutes ces filles au passé peu reluisant sont pour la plupart si attachantes qu’on voudrait ne jamais les quitter. Quand elles sont sur le point de perdre leur humanité, il y en a toujours une pour les rappeler à l’ordre parce l’important est de lutter ensemble, coûte que coûte, malgré les différences. Piper et Alex, qui menaient le jeu dans les premières saisons, se sont effacées pour laisser la place aux autres et c’est tant mieux. Elles font maintenant partie intégrante d’une bande qui s’entraide et qui se prend (littéralement) par la main quand le danger se rapproche. Tous ces éléments conduisent à un final absolument bouleversant qui prédit une saison 6 bien mouvementée.


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