Ce vendredi soir nous avons bravé le froid pour nous rendre à la seconde édition hivernale de The Peacock Society.

Coté organisation, bien loin des soucis que peuvent parfois engendrer la distance de certains festivals, on s’aperçoit immédiatement que tout est géré à la perfection.  A peine arrivés à la sortie du métro nous voilà pris en charge par un bus qui nous emmène directement aux portes de l’évènement.  Arrivés tôt sur les conseils d’habitué(e)s, on saisit immédiatement la valeur de ces derniers lorsqu’on constate l’absence totale de queue, que ce soit à la fouille ou au cashless .

On passe donc en un instant à l’intérieur de l’un des deux immenses hangars du festival, dans lequel le duo Bon Entendeur accueille les festivaliers. Leur mixtape funk house deep régale alors les fêtards qui se pressent de plus en plus nombreux. Puis c’est un artiste pour le moins inattendu dans la programmation qui fait son entrée. L’excellent canadien Jazz Cartier propulse une énergie incroyable à grands coups de sonorités et d’un flow hip hop et électro d’une efficacité redoutable, sans pour autant tomber dans les pièges d’une trap bien trop entendue. Gérant parfaitement son public, sous les lumières d’un vert cannabis génial, les premières rangées ne peuvent s’empêcher de déclencher des pogos à répétition.

Portés par toutes ces bonnes vibrations, on ne cessent d’alterner entre les hangars toute la soirée, envahis par les beats salvateurs de pointures comme le berlinois Ben Klock, notamment résident au fameux Berghain et pour la première fois sur la scène de la Peacock ou encore de jeunes pousses prometteuses, qui ne cessent de faire parler d’eux comme Fatima Yamaha.

Mais le live le plus attendu était sans conteste celui de Larry Heard, accompagné par MR White avec lequel il a notamment collaboré sur les très bons morceaux The Sun Can’t et You Rock Me. Sachant que l’artiste ne s’était pas produit en France depuis 7 ans, inutile de préciser que l’impatience était grande dans le hall de la Peacock… Mais le résultat n’en a été que meilleur !

Côté français, on note également les moments de bonheur offerts par Simo Cell, Roman Poncet et  Cracki Records Soundsystem, qui ont su faire briller le talent hexagonal sans avoir à rougir face aux génies venus des quatre coins du globe.

Définitivement, la Peacock Society démontre une nouvelle fois sa capacité à proposer aux festivaliers une programmation particulièrement pointue et de qualité. Pour la plupart originale et sociable, il ne faudra cependant pas être surpris de voir une bonne partie de la population du festival se transformer en zombie au petit matin, la machoire serrée et en quête constante de crystalline. Ce dernier point étant sûrement du au prix de la bière un peu élevé, malgré un staff adorable…

Quoi vous auriez une autre explication ?

Mais que l’on soit puriste ou libertin, amateur de soirées folles ou de musique pointue, ou bien tout ça à la fois, on sort de cette Peacock Society ravis et particulièrement comblés musicalement, à bord de notre charmant bus, qui une fois de plus  nous amène à bon port  pour prendre le métro, la tête chargée de bonne énergie (on parle ici de musique…) .

Contributeurs : Valentin Agnès et Morgane Siramy