Pour le clip de « Mary », les quatre rennais ont sorti leurs scènes fétiches de classiques du cinéma à la façon de l’émission Blow Up Arte (mais sous MDMA pour la vitesse du montage et l’intensité des bribes choisies). L’occasion d’un blind test sur la passion au Septième Art.

Que se passe-t-il quand le rock garage s’approche de la Saint-Valentin ? La meilleure réponse est la vidéo de The Flashers pour un titre absolument romantique à la recette pop californienne, sous un habitus plus punk et cold wave, et une voix cousine du timbre d’Ellery James Roberts (WU LYF et maintenant LUH).

Le clip de « Mary » (titre de l’EP « Stupid Tape » qui sortira le 17 février chez les copains de Buddy Records) est une déferlante d’images célèbres, où l’on croise le regard noir et animé de Jean-Pierre Léaud comme les fesses de Brigitte Bardot, des extraits de In The Mood for Love (Wong Kar-wai, 1990) comme Moonrise Kingdom (Wes Anderson, 2012) ou Pierrot Le Fou (Jean-Luc Godard, 1965), parmi d’autres que l’on vous laisse le plaisir et le soin de découvrir.

Grand écart direz-vous ? Que neni répondraient les bretons qui ont récolté sur l’Olympe des cinéphiles des figures emblématiques jouant à la recherche amoureuse ou à la valse aux adieux. Des acteurs et des actrices parfois en dilettante, contemplatifs, souvent déraisonnés, dansants, fougueux, et s’embrassant beaucoup : passionnés et passionnants.

Autant de fenêtres sur le cinéma montées avec une rapidité digne du mythique dernier instant à vivre : celui où les meilleurs moments défilent en flashs devant nos yeux. « Mary » en est cette bande son, hommage au coup mortel de Cupidon qui vise en plein cœur et en met plein les yeux. Un petit big up s’impose donc naturellement à The Flashers, comme à Luc Lagier, créateur de Blow Up Arte, qui on l’espère, verra dans ce clip une hérédité probante.