After Marianne,  c’est l’association de trois compères du groupe Kid Wise, Augustin, Léo, Théo et de Mathilda, qui est à l’origine du projet et y prête également sa voix. On a rencontré le groupe quelques temps après la sortie de leur tout premier EP cosmique intitulé « It’s a Wonderful Place to Be», qui a offert la surprise d’un titre en compagnie de Julien Doré.

© Aloïs Lecerf

© Aloïs Lecerf

Vous avez des tenues de cosmonautes sur scène. Pourquoi ?

Léo : On cherchait une cohérence visuelle et scénique avec l’EP et notre musique qui est très aérienne. On a beaucoup travaillé autour de la thématique de l’espace, donc ça nous a paru logique d’avoir ces tenues. D’ailleurs, on vient tout juste de les avoir, c’est une marque toulousaine qui s’appelle Flash Rocket. On aime beaucoup ce qu’ils font !

Votre EP est sorti il y a peu, comment vous vous sentez ?

Mathilda: On se sent très bien. C’est la première fois qu’on sort quelque chose avec ce projet donc on n’a pas le stress d’être attendu au tournant ou de devoir quelque chose à quelqu’un. On est plus comme des enfants, pressés de faire découvrir leur nouveau jouet à leurs copains ! (rires)

Augustin, Théo et Léo vous vous connaissiez déjà depuis un moment puisque vous faites partie du groupe Kid Wise. Comment les as-tu rencontré Mathilda ?

Mathilda: J’avais déjà le projet After Marianne à Clermont Ferrand avec d’autres gens et ça ne se passait pas très bien et lorsque j’ai rencontré Augustin, je lui ai fait écouter mes chansons et on a commencé à travailler tous les deux. On a débuté par des reprises et puis il m’a présenté à tous les membres de Kid Wise et j’ai un peu débauché Léo et Théo. (rires)

Et vous les gars qu’est ce qui vous a motivé à la suivre dans l’aventure ?

Léo: On avait envie de faire quelque chose de différent de Kid Wise. C’était une volonté de jouer de la batterie et de la guitare de manière nouvelle. Par exemple Théo a plus de place dans le projet puisqu’il est seul à la guitare.

Théo: Quand on s’est greffé au projet, on avait déjà écouté quelques maquette et j’aimais beaucoup la voix de Mathilda…

Mathilda: Tu ne me l’avais jamais dit ça !

Théo: C’est parce qu’on est en interview donc il faut bien que je te fasse des compliments. (rires) Non mais c’est surtout que lorsque tu entends des maquettes, ce sont des ébauches donc la musique, les instruments, la mélodie, peuvent évoluer. Une voix restera la même, donc lorsqu’elle te plait tu sais que c’est un bon point de départ. Après le fait qu’on puisse avoir une nouvelle approche est aussi agréable !

Augustin: En réalité on a plein de projets différents autour de Kid Wise, peut être 6 ou 7. Donc on essaye vraiment d’avoir un point de vue, un discours et une finalité différente à chaque fois. Du coup ça nous permet d’explorer de nouvelles méthodes,  de jouer sur d’autres scènes, devant des publics différents. C’est rafraîchissant !

Vous avez travaillé avec le même réalisateur sur vos deux premiers clips. Comment ça s’est passé ?

Mathilda: On a rencontré Arnaud, le réalisateur, grâce au rappeur Disiz avec lequel Augustin travaillait. Disiz avait écouté nos chansons et il nous a directement conseillé Arnaud, en nous disant que c’était le meilleur ! On a fait écouter à Arnaud nos chansons et il a accepté de nous rejoindre pour défendre le projet.   Pour le titre Marianne, c’est vraiment nous qui avons eu la volonté de représenter la vieillesse, la fin de la vie, les maisons de retraite, des sujets qui sont toujours un peu tabous en France. Tandis que pour Take Care, le scénario est venu d’Arnaud, qui a  tout de même gardé ces grands espaces et paysages qu’on apprécie.

Vous n’apparaissez jamais dans ces deux clips !

Augustin:  Non, on préfère vraiment mettre d’autres visages dans les clips, raconter une histoire sans que nous soyons au centre de celle-ci.  Même si pour Take Care, on a joué dedans. On fait les migrants parce qu’il nous manquait un peu de monde. Mais il faut avoir l’oeil très vif pour pouvoir nous repérer ! 

Vous avez des tics avant de monter sur scène ?

Mathilda: Je le dénonce mais Théo change de chaussettes !

De chaussettes ?

Théo: Oui. Je me sens plus cosy, j’aime bien me sentir comme chez moi  sur scène alors il me faut de bonnes chaussettes et pas celles que j’ai porté toute la journée !

Augustin: Mathilda se brosse toujours les dents avant de monter sur scène !

Léo: Ça y est tout le monde se dénonce ! J’en ai un… Mais je me tairais, c’est trop personnel !

Augustin: Moi je me frappes fort la tête contre un mur !  Un seul coup, mais bien fort. (rires) Je plaisante, mais au final ce sont toutes ces petites habitudes qui font qu’on fait des concerts de malade après ! 

Julien Doré est présent sur l’un de vos morceaux. Je crois que votre rencontre avec lui est un peu particulière n’est ce pas ?

Théo : Oui, on s’est rencontré il y a très longtemps dans un poney club à Sarcelles. J’étais beaucoup plus jeune et j’admirais beaucoup sa façon de faire avec tous ces animaux, c’est d’ailleurs lui qui m’avait appris à monter dessus ! C’est un gars qui aime beaucoup la nature, ça se voit dans ses clips, donc je sentais qu’on avait une vraie passion commune pour le poney donc logique, il m’avait promis qu’on ferait un titre ensemble. Seulement je n’avais pas eu de ses nouvelles depuis un bon moment donc j’ai décidé de lui faire écouter l’EP d’After Marianne, il a eu un véritable coup de coeur et il a accepté directement.

C’est une histoire vraie bien sûr !

Théo: A 100%. Mais en tout cas il a été vraiment bienveillant, il a pris le temps de composer lui-même les paroles, de les enregistrer et de nous les envoyer alors qu’il était en pleine préparation de son album !

Qu’est ce qu’on peut vous souhaitez pour la suite ?

Léo : En toute modestie… Coachella ! (rires) Ou un live sur scène avec Julien Doré !

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Découvrez dès à présent le 1er EP d’After Marianne et retrouvez les le 2 décembre prochain aux Bars en trans à Rennes

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