Quelques heures avant son passage à la Boule Noire à Paris dans le cadre du MaMA Festival, on a rencontré  Jake Isaac, ce jeune londonien à la voix puissante et au sourire communicatif, qui a déjà sorti plus de quatre EP et prépare actuellement un premier album.

L’occasion d’échanger sur ses débuts, son respect pour le public et ce qui le rend véritablement heureux: l’amour.

Tu as une petite préparation avant de monter sur scène ? 

Oui. Je m’accorde toujours un moment tranquille. Je jette un coup d’oeil à la setlist et j’essaye de m’imaginer comment ça va se passer. C’est important de se concentrer afin de donner le meilleur de soi-même. Quand je suis tout seul sur scène, j’essaye vraiment de prendre mon temps, ressentir l’espace, d’être relax. Si tu es décontracté, ton public le sera aussi. Lorsque je suis avec des musiciens, on essaye de se partager les bonnes énergies tous ensemble, c’est plus expressif.

Comment as tu commencé la musique ? 

Mon père est un homme religieux, donc j’ai grandi dans une église entouré de gospel, de chants et de batterie. J’ai fait un peu de musique et j’ai commencé à écrire des chansons lorsque j’étais à l’université. En réalité j’écrivais des chansons d’amour en cachette et un jour j’en ai chanté une devant mon ancien manager qui s’est mis à pleurer… Alors je me suis dit que j’allais peut être continuer dans cette voie ! (rires) Un an plus tard je jouais au Glastonbury Festival et je faisais une tournée en Europe, donc tout s’est accéléré d’un coup. Mais malgré le fait que ça soit arrivé vite, j’ai toujours essayé de faire de la musique pour les autres et non pour moi. Lorsque que tu te décides à faire de la musique c’est un peu auto-centré au départ. Tu te cherches et désires faire ressortir des choses profondément ancrées. Puis petit à petit tu comprends que ce n’est plus pour toi qu’il faut composer mais pour partager avec les autres, donner de l’émotion, transmettre. La musique a le pouvoir de parler aux gens, de les faire réagir, de les émouvoir, ça ne peut pas être simplement  à sens unique.

Tu n’as sorti que des EPs depuis 4 an.  Un album va enfin sortir en 2017, pourquoi seulement maintenant ? 

J’ai l’impression que c’est le bon moment. Je ne le sentais pas avant. Beaucoup de gens me suivent depuis le début et après des années à faire des concerts, aller à leur rencontre, sortir des clips sur Youtube, j’avais enfin envie de leur donner plus qu’un EP, de leur donner un véritable objet qui s’écoute sur la longueur.Et puis comme ça ils pourront le faire découvrir à leurs amis ! (rires) Non plus sérieusement, c’est important d’honorer les gens qui t’écoutent, penser à eux lorsqu’on créait quelque chose, car sans ton public tu n’es rien. J’ai été très prolifique pendant toutes ces années, donc je n’avais pas encore pu prendre le temps de me pencher sur l’album. C’est chose faite donc j’espère qu’il sortira le plus vite possible.

De quoi t’es tu inspiré pour composer les chansons de ce futur album ? 

Je me suis beaucoup inspiré des relations entre les gens. Pas nécessairement amoureuses, mais j’aime raconter des histoires, parler d’humanité.  Ce sont des sujets universels, qui nous touchent tous. Je veux que les gens puissent se sentir concernés en écoutant l’album. Si dix personnes écoutent l’album et que chacune d’entre elles est touchée par un morceau différent car il lui parle c’est que j’ai bien fait mon travail !

Tes chansons respirent très souvent les good vibes ! Qu’est ce qui te rend heureux tous les jours ? 

La nourriture me rend heureux ! (rires) Non je crois que l’amour sincère, le véritable amour me rend heureux. Celui que tu as avec tes amis, ta famille, ta petite-amie. Je vais également bientôt avoir un fils. J’aime ressentir toutes ces formes d’amour. Je trouve ça magnifique ! J’adore avoir des sentiments, sentir que mon coeur me dit quelque chose, réagit, que ce soit bon ou mauvais. Je crois que c’est ce qui nous rend vivant et c’est ce que j’aime communiquer dans mes chansons: l’amour !

J’ai lu quelque part que tu disais toujours en interview que tu venais du Sud de Londres. Explique-moi la grande différence entre le sud et nord de Londres ! 

Ok. Je vais te dire quelque chose, le Sud de Londres… C’est la meilleure partie de la capitale ! Après je ne dénigre pas le Nord… Enfin pas totalement ! (rires) Non mais en réalité c’est un endroit que j’aime beaucoup, de grands artistes viennent du sud de Londres, il y a un vrai sens de la communauté là-bas donc je suis fier de venir de cette partie là, c’est aussi simple que ça. Je le répète peut-être trop souvent… (rires)

Qu’écoutes-tu en ce moment comme artistes  ? 

En ce moment j’écoute assez souvent Gungor, qui est un groupe que je trouve assez spirituel, j’aime beaucoup Future également. Mais pour être honnête même si je sais que ce n’est pas vraiment original j’écoute surtout Nina Simone ou Billy Holiday.

Que peut on te souhaiter pour l’avenir ? 

Que les gens qui m’écoutent soient heureux. Que je continue à pouvoir les toucher avec ma musique.  Et que je continue à recevoir tout cet amour qui me fait tant du bien chaque jour !

Alors on te le souhaite ! 

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Retrouvez les EPs de Jake Isaac à écouter sur:

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