On a rencontré les membres de Deaf Parade à la soirée de leur première release party. Leur premier EP est sorti  sur le fameux label de garage rock parisien, Tcritromal. Cette cassette nous a intrigué pour son côté DIY et indépendant. Toujours en quête de jeunes groupes innovants, on les a retrouvé devant La Mécanique Ondulatoire, pour leur poser nos questions.

Qu’est-ce que Deaf Parade ?

Volkan : Deaf Parade, c’est 4 personnes : Manolo, Thomas, Paul et moi. Ça fait un an qu’on fait des concerts. Notre style mélange grunge, garage et fuzz.

Paul : C’est du noise, fuzz, grunge rock.

Manolo : Deaf parade c’est beaucoup de fuzz, des basses, des aigues, pleins de trucs intéressants.

Vous êtes un jeune groupe, vous existez seulement depuis un an. Qu’avez-vous fait jusqu’ici ?

Manolo : On a sorti un EP en octobre et on a fait une dizaine de concerts depuis 2015, à l’Espace B, au Supersonic… beaucoup sur Paris.

Paul : Même un peu trop sur Paris (rires).

Volkan : On espère partir un peu plus à la conquête de la France. J’ai un très bon souvenir d’un concert avec le groupe suédois Baby Jesus, à l’Espace B qui est un peu comme notre maison. On les avait rencontré la veille à une soirée organisée par Freaky Loud Things et on a beaucoup sympathisé du coup on va faire une tournée en Suède avec eux (Baby Jesus) et Joujou Jaguar en février !

deaf parade

D’où vient le nom Deaf Parade ?

Paul : On est tous sourds, on joue trop fort (rires).

Volkan : Deaf Parade ce sont les gens qui n’entendent pas grande chose et qui marchent comme des zombies en sortant d’un concert où le volume sonore était trop puissant.

Parlons de votre premier EP qui vient de sortir…

Volkan : Au départ, on avait 8 morceaux. Puis on a rencontré Vincent qui en a sélectionné quatre à mettre dans cette première cassette et avec qui on a décidé de garder les autres pour un second EP. C’est du fait maison, ça a été enregistré chez nous. On avait un ampli et un enregistreur. On n’est pas du tout des ingénieurs du son, mais c’est ce qui est bien avec cet EP, c’est un son très sale, bruitiste… finalement ça retrace une expérience qu’on a vécu tous les quatre. C’est Thomas (le batteur) qui a mixé, et Manolo (le bassiste) qui a fait l’artwork. Ça sort sur Tcritromal qui est un super label dans lequel se trouve Mary Bell, Los VVs, P.M.S, Dr chan etc.

Comment en êtes-vous venu à travailler avec ce label ?

Volkan : Tcritromal fait des cassettes pour des groupes, sans qu’ils soient forcément liés au label. Donc je leur ai envoyé un message pour leur en demander puisqu’on voulait au départ s’autoproduire.  Ils nous ont répondu qu’ils seraient intéressés pour écouter notre musique et que si cela leur plaisait, on pourrait alors sortir nos cassettes sur leur label. On l’a fait, ils ont aimé, le premier EP est sort.

Quelle est l’histoire derrière cette pochette ?

Manolo : Certains disent que c’est un fœtus, d’autre que c’est un pénis, mais en réalité c’est un schéma médical de l’oreille interne.

Quelles sont les meilleures conditions pour écouter cet EP ?

Paul : À fond dans les oreilles.

Volkan : Finalement avec une cassette, le meilleur endroit où tu peux l’écouter c’est dans un autoradio. Donc tu prends ta voiture, tu ouvres les fenêtres, et tu mets à fond Deaf Parade pour l’écouter.

Quels sont vos projets pour l’avenir ?

Paul : Le prochain EP sera beaucoup plus produit, mieux mixé, le son sera peut-être un peu moins garage, mais puissant quand même.

Volkan : Le premier EP est brut, le deuxième sera plus fin.

Thomas : En attendant,  on joue le 21 octobre avec Jeff the Brotherhood à l’Espace B !

Si vous aviez un message à faire passer à  quelqu’un ? 

Volkan : A tous nos amis qui nous ont aidé à faire cet EP et qui nous soutiennent !

Paul : On est très potes avec pas mal de groupes que je trouve assez innovants comme Bad Pelicans, The Big Idea ou Joujou Jaguar et la scène garage parisienne  est vraiment cool ! On s’entend tous très bien. 

Culture sauvage pour Deaf Parade ?

Volkan : Le festival Sale et Sauvage à Saint Ouen

Paul : Les salles dans les sous-sols parisiens

Thomas : Le Havre

Manolo : Le futur