On a découvert Tim Dup il y a quelque temps, assis derrière son piano au Théâtre des Etoiles, enivrant un public venu en nombre. Immédiatement on a voulu rencontrer ce jeune artiste de 21 ans, dont le premier EP,  Vers les Ourses Polaires  est sorti fin août dernier. 

Comment te sens tu depuis  la sortie de cet EP ?

Je me sens bien et je suis très content d’avoir passé cette étape. Je l’attendais depuis un petit moment et c’est toujours agréable d’avoir un projet abouti entre les mains même si celui-ci a demandé beaucoup de travail que ce soit au niveau de la composition, de l’image ou de la construction de l’univers musical. C’est un peu comme un bébé qui vient de naître en fait (rires).

Il y a une vraie identité visuelle sur ton projet, notamment à travers les clips. Est-ce toi qui les écris ?

Je voulais absolument travailler sur ce projet en binôme. A l’arrangement, je travaille avec Pavane et à l’image je travaille avec Hugo Pillard, un jeune réalisateur hyper talentueux qui est aujourd’hui un ami ! J’ai toujours beaucoup d’images en tête quand je compose mais Hugo m’apporte son talent, ses idées, ses perspectives, c’est un travail à quatre mains !

Tu as besoin de confronter tes idées ? 

Je trouve que ça permet de rester cohérent ! Et j’aime bien ce côté ping-pong. Discuter pour mieux créer. C’est un peu ça l’idée.

Tu as des images en tête, pourtant tes paroles sont assez libres d’interprétation. 

Oui. Quand j’écris j’essaye d’avoir un regard assez réflectif autour de moi et de ne pas seulement être dans le « c’est ma vie, je te la raconte » mais de pouvoir laisser aux gens la possibilité de s’approprier les morceaux. C’est marrant parce que dans la musique il y a un côté à la fois très égoïste, car cela vient de toi mais aussi très altruiste parce que tu as envie de partager et de donner aux gens qui t’écoutent.

© Diane Sagnier

© Diane Sagnier

Tu es étudiant en communication. C’était un désir de ne pas te lancer corps et âme dans la musique ? 

Ce n’était même pas un désir mais un besoin. Je ne pouvais pas me lancer comme ça à 21 ans dans un projet aussi intangible. C’est super cool mais ça peut s’arrêter demain, on ne sait pas de quoi l’avenir est fait. Et je suis convaincu que les deux matières peuvent s’apporter beaucoup. Je trouve ça cool de continuer à apprendre des choses et la communication est tout de même le nerf de la guerre dans un projet musical ! (rires)

Le piano est un instrument récurrent dans ton EP, quel est ton rapport avec ? 

C’est le premier instrument que j’ai pratiqué et écouté. J’ai commencé à 7 ans le piano et depuis il me suit. Tu lies toujours une relation particulière avec l’instrument que tu utilises depuis des années. C’est une sorte de refuge, tu es en symbiose, un peu comme avec une fille mais sans les côtés chiants (rires). Ça me paraissait donc cohérent qu’il soit bien présent sur cet EP, accompagnant le texte et les univers cinématographiques, électro et hip-hop qu’il contient. Avec Pavane, on a suivi nos envies musicales. Avant tout ça, j’ai fait du pop-rock, du flamenco, j’ai joué dans un groupe de reggae  donc pour moi la beauté de la musique se trouve dans son côté universel, sans frontières.

Je suis venu te voir au Théâtre des Etoiles, tu as joué pas mal de titres qui ne sont pas présents dans  Vers les Ourses Polaires.  Comment as-tu choisis les morceaux qui apparaissent dans l’EP ? 

L’EP est sorti il y a peu mais en réalité il est terminé depuis un moment. Il y a toujours une phase de mise en place, de promotion entre la fin de l’enregistrement et les premières scènes. Donc  lorsque l’EP a été  terminé, je n’avais tout simplement pas encore écrit la plupart des sons que j’ai joué sur scène la dernière fois ! Après, il y a aussi certains morceaux que je réservais pour plus tard, que je n’avais pas envie de sortir directement. Tout s’est fait assez naturellement. Par exemple je trouvais logique d’avoir  Cours, cours, et cours encore… qui est un morceau uniquement instrumental. Il raconte une histoire différente et fait office de pause parmi les 3 autres titres qui sont plus bavards.

Une de tes chansons s’intitule  TER Centre . Tu as une anecdote précise à nous raconter sur  tes nombreux voyages en train ? 

Oui. Un soir en revenant de Paris après une soirée bien arrosée avec des copains, on a rencontré des gars dans le train qui étaient complètement bourrés et on a commencé à s’embrouiller gratuitement avec eux. Et à un moment je ne sais pas pourquoi mais c’est parti en impro hip-hop et on s’est retrouvé à faire un bœuf tous ensemble ! Certains faisaient du beatbox pendant que d’autres chantaient. (rires) C’était complètement surréaliste mais c’est aussi ça la beauté de la musique !

Tu as des petits rituels avant de monter sur scène ? 

Je me chauffe la voix, parfois j’aime bien aussi prendre une petite bière avant de monter sur la scène. Je suis aussi un fétichiste de ma bouteille d’eau (rires). Il ne faut pas qu’elle soit loin, et que je l’ai toujours à portée de main ! A part ça je n’ai pas encore trop de névroses, je ne fais pas encore des cercles avec mes index sur toutes les touches noires du piano… Ça ferait un peu long en préparation ! (rires).

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