Artiste de 19 ans, déjà passée par la version norvégienne d’ American Idol , par une tournée avec Troye Sivan et la sortie d’un premier EP en mai dernier. Rencontre avec la rayonnante et adorable ASTRID S. 

Tu viens d’une petite ville en Norvège qui s’appelle Berkak, dis moi en plus? 

C’est plus un village qu’une ville puisqu’il y a environ mille habitants. Ça m’a fait drôle lorsque je suis venue à Paris pour le concert de Troye Sivan, il y avait plus de monde dans la salle que tout le village entier. (rires) C’est un village situé en haut des montagnes donc on avait l’habitude avec mon frère d’aller faire du ski après les cours puisque l’hiver il fait extrêmement froid. Aujourd’hui j’ai moins le temps d’y aller mais j’essaye toujours d’y revenir pour voir mes parents et mes amis d’enfance.

Comment as tu commencé à jouer de la musique ? 

J’ai pris mes premiers cours de piano à 6 ans puis j’ai joué de la flûte et du saxophone durant un long moment. En grandissant je me suis un peu éloignée de la musique. Je me suis mise à faire du football et j’avais dans l’idée de devenir pilote dans l’armée. C’est lorsque j’ai découvert l’artiste John Mayer,  que j’ai repris goût à la musique. Je me suis achetée une guitare et ça a été immédiat, je suis retombée accro. Je sais que ça va paraitre cliché mais ça m’a fait réaliser que la musique me rendait vraiment heureuse et que c’était une partie de moi.

Justement tu as un ou plusieurs sons qui te donnent toujours le sourire ?

Oui, en ce moment c’est le titre Backbeat  de Dagny, une artiste norvégienne. Ça me met toujours de bonne humeur, ça me donne envie de courir partout, de danser, de m’acheter une bonne grosse glace et de la manger. (rires)

Il y a d’autres artistes norvégiens que tu apprécies? 

Oui. J’aime beaucoup Aurora, qui est assez connue maintenant. Il y a aussi Julie Bergan, qui est une artiste que j’adore… Bon en réalité je vis avec elle c’est ma colocataire à Oslow, on a emménagé ensemble lorsque j’avais 17 ans. L’avantage c’est qu’on voyage chacune pour notre travail donc on ne se marche jamais dessus, c’est la collocation parfaite ! Elle va très bientôt sortir un EP et c’est une personne incroyable. Après j’aime aussi beaucoup dePresno dont j’écoute très souvent Hyde & seek.

Tu écris tes chansons en anglais, jamais eu le désir d’écrire en norvégien ? 

Non. Dans ma région, on a un dialecte un peu particulier, que j’apprécie beaucoup mais qui n’est pas vraiment adapté. Je me sens plus à l’aise avec l’anglais lorsque j’écris, je trouve plus facilement les mots ! Ce qui ne m’empêche pas d’ être très fière de ma langue.

Tu as sorti ton premier single il y a deux ans maintenant. Tu te souviens de cette période? 

Oui, je m’en souviens très bien. Ça faisait quelques mois que j’avais emménagé à Oslow et tout était nouveau pour moi. Vivre dans une grande ville, sortir un single, j’étais complètement émerveillée par tout ce que je découvrais même si je n’étais pas sûre de réussir dans la musique.   On avait longtemps discuté du premier single à sortir et on trouvait que celui-ci représentait le mieux l’univers musical du projet  même si il n’était pas calibrait pour cartonner. Et en réalité, ça a vraiment bien marché en Norvège, puis les autres pays après  et tout s’est accéléré depuis.

Tu te trouves changée depuis ? 

Absolument. J’ai beaucoup changé car j’ai du faire face à de nombreuses responsabilités. Quand j’étais plus jeune, je ne réalisais pas forcément le travail que ce métier impliquait. On s’imagine souvent que réussir dans le milieu musical signifie manger des sucettes à longueur de temps, découvrir de nouveaux pays et se la couler douce. En réalité, lorsque je voyage c’est pour aller de concert en concert, ou enregistrer dans les studios. C’est un travail extraordinaire, mais cela demande beaucoup de concentration, d’efforts et aussi d’être bien entourée. Je suis bien loin de l’artiste qui passe son temps à faire la fête et à boire.  Je ne vais presque jamais faire la fête. Mes musiciens pensent que je suis la fille de 19 ans la plus ennuyeuse du monde parce que je vais toujours me coucher tôt. J’adore dormir, j’y peux rien ! (rires).

Au printemps dernier tu étais en tournée avec Troye Sivan, as tu un souvenir qui t’a marqué plus que les autres ? 

Je me souviens particulièrement du concert à Paris, car on a eu un accueil incroyable. Le public connaissait même mes chansons et il criait mon nom avec l’accent français avant d’aller sur scène. D’ailleurs cette fois-ci je ne suis pas allée me coucher directement mais je suis sortie manger du fromage et boire du vin (rires). Après toute la tournée était un enchainement de moments magiques, surtout avec mes musiciens qui m’ont toujours soutenu. Ils m’ont vu pleurer, rire, stresser. Ce sont de véritables amis.

Tu as toujours le stress avant de monter sur scène ? 

Oui. Je m’inquiète toujours de savoir si le public va aimer, s’il ne va pas s’ennuyer. Encore plus maintenant que je vais faire ma propre tournée. Les gens dépensent de l’argent pour venir te voir, ils prennent du temps, tu n’as pas le droit de les décevoir ou d’être mauvais. Mais c’est un bon stress car il me pousse à donner le meilleur!

Quel est le plus beau compliment que tu aies reçu ? 

Je ne dirais pas que c’est le plus beau, mais le plus drôle. Je poste souvent des bêtises sur Snapchat, je fais des grimaces où je suis vraiment immonde dessus et  un jour quelqu’un m’a écrit qu’il aimait beaucoup mon compte, car lorsqu’il me voyait, cela lui redonnait confiance en lui. (rires) J’ai trouvé ça génial !

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Retrouvez Astrid S à Paris le 17 novembre 2016 au Pop-up du label

astrid s

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