Mais ? Que vois-je ? Une interview d’Odezenne sur COCY ? Et bien oui, chers amis lecteurs. Il y a quelques semaines déjà, nous avions réalisé notre mea culpa face à la déflagration scénique que nous avait infligé le trio lors de leur live (accompagné d’un quatrième compère sur scène) à Marmande. Agréablement surpris, on a souhaité aller jusqu’au bout de notre démarche et partir à la rencontre du groupe, juste avant qu’ils ne montent sur la scène du parvis de l’Hôtel de Ville, pour le Fnac Live 2016. 

Un petit rituel avant de monter sur scène ?

Alix: On en a plein. Avec les années, on les accumule, on en devient presque monomaniac. Il faut qu’on respecte une certaine façon de se taper dans les mains, de se faire des câlins, de se dire certaines paroles, de pousser certains cris avant de monter sur scène.

Jacques: Ça dure longtemps. En fait, ça nous panique toujours de monter sur scène. Même si on en a déjà fait beaucoup, si tu me donnais le choix deux minutes avant le début du concert de pouvoir m’enfuir, je me tirerais en courant.

Mattia: C’est un peu comme si tu passais l’oral du bac à chaque fois.

Alix: J’étais pas trop stressé moi pour le bac.

Jacques: Moi je me suis fait arrêté par la BAC, ça compte ? (rires)

©Adrien Benoliel

©Adrien Benoliel

Si le stress, lui, est toujours là, qu’est ce qui a changé depuis votre premier album ? 

Jacques : Pas grand chose, sauf le fait qu’on est intermittent désormais !

Mattia: On a aussi un peu plus de mal à composer des morceaux. Quand tu commences, tu as plein de trucs en tête, il suffit simplement de tout balancer. Avec le temps, tu dois partir à la recherche de nouvelles idées, de nouvelles sonorités, c’est un peu plus complexe.

Alix: C’est pour ça qu’on compose ensemble, loin de tout. On a besoin de s’isoler, de s’offrir une parenthèse.  Ne plus avoir de contact régulier avec le quotidien. On aura fait plus de cent concerts cette année, donc en novembre on va sûrement repartir pour un an ou deux de solitude.

Mattia: Un an ou deux où tu pleures trois à quatre fois par jour parce que tu cherches l’inspiration. Agrémenté d’une grosse embrouille une fois par semaine aussi ! (rires)

Alix : J’ai hâte d’y être !

Dolziger Str. 2

Parlez moi un peu du visuel de l’album. Qu’est ce qu’il symbolise ? 

Alix: C’est un petit losange que dessine les cambrioleurs sur les maisons pour indiquer qu’elles sont inoccupées. C’est Edouard Nardon, un artiste plasticien qui nous a pondu ce concept.

Jacques:  Ça faisait trois mois qu’il bossait dessus et comme il habite à New York, il nous l’a envoyé et je t’avoue que lorsqu’on l’a reçu, on s’est demandé s’il ne se foutait pas un peu de notre gueule ! On l’a appelé et il nous a expliqué le concept.

Alix: En réalité, lorsqu’on sort un album, on a toujours l’impression qu’il ne nous appartient plus vraiment, que désormais il appartient à ceux qui vont se le procurer. Le nom de l’album correspond à l’adresse de la maison à Berlin où nous l’avons composé, donc ce losange symbolisait bien cette invitation à venir cambrioler ce qu’il y a à l’intérieur de l’album, à venir s’approprier nos chansons. C’est simple mais on a adoré le concept, et puis on a kiffé le fait d’avoir une pochette d’album qui n’était pas forcément belle graphiquement parlant, mais qui pourtant avait beaucoup de sens pour nous.

Vous avez des sons comme « Adieu » où vous dites sur scène que c’est « de la haine gratuite ». Ça a un côté libérateur pour vous ce genre de chanson?  

Alix :  Oui je pense. Après pour Adieu, tout est parti d’une envie de poser sur une instru que nous avait composé Mattia.

Mattia: C’est comme pour La Buche, ou Tu pu du cuI , ce sont des morceaux récréatifs, qui permettent de lâcher la pression. On les écrit toujours selon une humeur, un moment.  Ce sont des chansons 100% matières grasses, mais elles nous font du bien.

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©Adrien Benoliel

Et qu’est ce que cela vous fait lorsque vous entendez les gens reprendre tous ensemble « Je veux te baiser » lors de vos live

Jacques : Même si le titre ne l’indique pas forcément, c’est une chanson d’amour ! Mais pas de celles qui parlent de rupture, ou de déception. On dit juste qu’on va tous se baiser parce qu’on est tous bonne ! C’est génial et super positif comme message. Donc lorsque tout le monde le reprend, c’est toujours un beau moment, c’est plein de bonnes énergies.

Et qu’est ce qui vous rend heureux dans la vie de tous les jours ? 

Alix: Bouffer !

Mattia : Tripper avec mes potes !

Jacques: Le cannabis, les feuilles longues.

Et qu’est ce que vous diriez à quelqu’un qui comme moi avant, avait du mal avec votre musique? 

Jacques : Je ferai mieux la prochaine fois ! Promis !  (rires)  Non, franchement, absolument rien. Ce n’est pas grave ! Chacun est libre d’aimer ou pas.

Alix: Si quelqu’un n’aime pas, c’est que ça ne lui correspond pas.

Mattia: Et si un jour il finit par aimer, on lui dira simplement : BIENVENUE !

Culture Sauvage pour Odezenne ? 

Mattia : Free Party

Alix : Zoo

Jacques : Une free party dans un zoo.

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