Rêverie hypnotique, voyage intérieur, trip musical. Les adjectifs seraient longs et tous plus poétiques les uns des autres pour décrire le premier album de Beyond The Wizards Sleeve, projet collaboratif de Richard Norris et Erol Alkan, à la fois musical et visuel. L’occasion d’en savoir un peu plus sur cet enivrant projet. 

Quelle histoire souhaitiez vous raconter à travers cet album ? 

L’album est assez libre d’interprétation pour ceux qui l’écoutent, on ne l’a pas construit autour d’une  idée simple ou un concept. Il y a différent thèmes,  il y est question de création, de vie et de la capacité à être ouvert d’esprit. La carte n’est pas le territoire.

Pourquoi avoir choisi Diagram Girl comme premier single ?

En réalité ce n’est pas nous qui l’avons choisi. (rires) C’est la personne en charge de la distribution qui nous l’a suggéré. On n’y avait pas du tout pensé alors que c’était une très bonne idée !

Il y a également un court-métrage « And So to Sleep ». Pourquoi avoir voulu le lier avec l’album? 

On est ami avec Kieran Evans, le réalisateur, depuis des années et on lui a fait écouté quelques titres de l’album afin qu’il en choisisse un pour faire un clip. Mais en réalité, il a fini par nous dire qu’il souhaitait faire une vidéo pour chaque titre de l’album. Donc on était plus que partant puisque c’est vraiment une chance d’avoir un partenaire visuel pour la musique.

Comment se passait l’écriture des vidéos? Vous travailliez ensemble ou vous lui laissiez le champ libre ?

Kiran avait une vision unique et génial de ce qu’il voulait faire. Donc on l’a vraiment laissé libre d’interpréter visuellement les titres à sa façon. Il est d’ailleurs très influencé par la Nouvelle Vague, ou encore le cinéma de Georges Franju dans les années 1960. Il les mixe avec ses propres idées pour créer quelques choses de nouveau.

L’ambiance de l’album est d’ailleurs assez mystique , envoûtante. Quel a été l’expérience la plus mystique que vous ayez réalisé dans votre vie?

Sans aucun doute les trois semaines de voyage au Mexique pour étudier avec un shaman ! C’était carrément intense !

Et votre plus beau souvenir sur scène? 

On a fait des festivals géniaux avec Beyond The Wizards Sleeve, notamment Glastonbury et Green Man. Petite anecdote marrante, à Glastonbury, on a eu une coupure de courant et lorsqu’on est remonté sur scène, le toit est tombé. (rires)

Vous avez un titre appelé « Tomorrow, Forever ». Quels sont vos plans pour demain et les jours d’après? 

De la musique, des concerts, des voyages, la famille, les amis, écrire, écouter, explorer, profiter de la vie !  On ne fait jamais de plans à l’avance, on préfère prendre chaque jour comme il vient !

Culture Sauvage pour Beyond the Wizard ?

La Culture a toujours un contexte. Donc une Culture Sauvage serait une culture qui transcende son contexte, qui en sort.