Chill : c’est ce terme « so 2010 » (2009 ? 2008 ? On dira que ça dépend des régions…) qui, étymologiquement, signifie « fraicheur ».  Et ce qualificatif convient autant à la programmation qu’à l’ambiance d’un festival, qui en trois ans, aura su concevoir une identité folle et singulière.

Si une nouvelle disposition entre les trois scènes était expérimentée cette année, la détente festive particulière reste la même. Les Dj set sont à l’ancien lieu du Camion Bazar, qui lui a déménagé dans un nouvel espace ouvert du parc de Carrières-Sur-Seine, à côté d’une fontaine très jardin français. La scène des lives est devenue plus petite, mais elle gagne en intimité sans perdre en visibilité. Ce regroupement consolide l’impression d’un petit village musical idyllique (avec moutons, fauteuils, déguisements, quelques météorites, soucoupe-tipi…) au centre d’un triangle musical équilatéral.

Camion Bazar

©Adrien Pollin

Fraicheur sera aussi le qualificatif littéral et météorologique d’une édition qui n’a pas été épargnée par quelques gouttes de pluie. Mais même là, on pourrait croire à une scénographie savamment orchestrée par La Mamie’s et Cracki Records : alors que le duo Agar Agar enfonce ses premières touches sur le clavier le samedi en fin d’après-midi, une introduction au déluge s’abat, pour mieux laisser place quinze minutes plus tard aux rayons puissants et salvateurs du soleil. Le parapluie fait avec les mains y est surement pour quelque-chose :

Agar Agar

©Adrien Pollin

François & The Atlas Mountains prennent le relais sur ces élans calorifères avec une ambiance de guitares et rythmiques à l’africaine accompagnant un chant doux, le tout entrecoupé de danses endiablées. Acid Arab soufflera ensuite un vent chaud, électro et oriental, qui sauve la nuit.

François

©Adrien Pollin

Avec un écran géant installé pour l’Euro, on se surprend à trouver les lives d’Acid Arab (ou de Jacques le lendemain) étonnement adéquats pour une bande son sportive. A chaque coin du parc les gens dansent, qu’il pleuve ou non, et on a hâte d’y retourner l’an prochain pour étudier plus en détail l’effet magique « chill » que procure le Macki sur ses festivaliers.

Vous pouvez écoutez notre playlist de cette 3ème édition ici !

Seine

©Adrien Pollin