Le soleil brille et la chaleur monte. Petit à petit, la foule se presse pour rentrer sur l’Hippodrome de Longchamps et découvrir le décor qui accompagnera ces trois jours de musique et de solidarité pour l’édition 2016 du Festival Solidays.

Si on observe une différence de disposition scénique par rapport à l’année dernière, le festival n’a rien perdu de son charme et c’est sous une chaleur de plomb et légèrement dans la boue qu’on se rend sous le César Circus afin d’y découvrir le premier artiste d’une longue série : YANIS.

Accompagné de deux musiciens, l’auteur compositeur interprète dont le premier EP « L’heure Bleue » est sorti en janvier dernier, électrise immédiatement le chapiteau à grands coups d’électro-pop et de basses bien senties. A l’écoute des cris et des chants du public, on a la claire impression d’être légèrement en retard sur l’actualité de ce jeune artiste mais qu’importe, on se laisse transporter avec délice par sa voix sublimant des titres tels que « Crave » ou encore l’excellent « Hypnotized ». L’émotion est là est YANIS la partage avec son public avec tendresse et on le sent ému d’être ici.

C’est fort de ce début prometteur qu’on décide alors de faire un léger repérage des lieux avant d’enchaîner sur le prochain concert. Ainsi les lampes géantes sont de retour cette année tout comme les stands de nourriture. La différence principale réside dans la création de nouvelles structures telles que l’Arena Club, sorte de club extérieur fait de palettes en bois sur un principe d’éco-conception. A l’intérieur une cabine DJ et un terre-plein central jonchés de pailles, pour le plus grand bonheur des festivaliers. C’est d’ailleurs dans cet endroit qu’a lieu la fameuse Silent Room qui consiste à danser avec un casque sur les oreilles qui retransmet en direct le live de deux DJs. Si l’expérience est assez originale et amusante, elle n’en reste pas moins perturbante car donne très vite l’impression de couper le contact avec les autres et ainsi le partage, une valeur importante dans un festival.

Ecouter // Silent Room // @solidays #solidays #silent #room #music #dj

Une photo publiée par COCY (@cocy_mag) le

On dépose donc les casques pour nous rendre sur la scène Paris, où Faada Freddy distribue à la foule grandissante une soul généreuse et une énergie communicative qu’on prend volontiers, le temps d’une pause sur l’herbe, le visage faisant le plein de vitamines en contact avec un soleil radieux et couchant qui nous avait tant manqué.

Décidément, les bonnes ondes sont là en ce vendredi 24 juin et perdurent tout le long de la soirée avec les passages des excellents WE ARE MATCH, dont le lâché de requins en a rendu certains hystériques (ils étaient en plastique ne vous inquiétez pas), du petit prince du reggae folk Patrice, qui fait son grand retour cette année avec notamment la sortie du titre « Burning Bridges » il y a quelques jours ou encore M83, perché sur la grande scène Bagatelle, difficilement atteignable de près à moins d’être une petite souris.

Mais le point culminant de la soirée, sans aucun doute, a été offert par le DJ australien Flume.  Dans une ambiance survoltée et un public plus que nombreux qui n’hésitait pas à reprendre en choeur les refrains, le musicien a joué / passé ses plus grands morceaux, alternant remix et titres originaux. Une incroyable réussite pour celui que nous avions découvert lors d’un simple DJ set dans un bar en Australie il y a des années.

Une première journée réussie, ensoleillée et éclectique, qui promet un très beau week-end à l’hippodrome de Longchamps.

La suite demain.