Programmation ultra fraîche, Land Art, public hétéroclite, retour à l’état sauvage et une volonté d’inscrire la culture en milieu rural : le Diamant Vert est un festival rare et précieux et sa deuxième édition semble être la promesse de la découverte du Jardin d’Eden.

On ne fait que vous parler de festivals de cet été depuis que les premiers rayons de soleil ont daigné nous caresser la peau. Mais avec la seconde édition du Diamant Vert qui se déroulera près d’Aurillac les 26 et 27 août (le week end le plus beau de l’année), c’est plus qu’une expérience sonore et festive qui est présentée, mais un ressourcement naturel et artistique radical.

D’abord parce que c’est au cœur du Cantal, à Tessieres-Les-Boulies pour être précis. Le nom du patelin ne vous évoque rien ? C’est un petit coin de paradis au bord d’un lac, entouré de montagnes, où les réseaux téléphone et internet ne fonctionnent pas. Une déconnexion complète : tchao Instagram, Facebook et la notion de temps (pour la communauté Yolo dites des « sans-montres ») ; coucou la voisine d’à côté, le contact humain et l’impression du retour à l’état naturel.

Diamant Vert - Land Art

Distillant la même recette que les festivals plus classiques (à savoir : musique + plein air + coolitude x alcool = <3), Diamant Vert est aussi un lieu où se cultive le Land Art. Qu’est ce ? De l’art écologique fait pour agrémenter le paysage de belles choses ludiques.

Parmi les trois ami(e)s fondateurs cantaliens, outre la production assurée par Anna Gaillard, la communication et le graphisme par Louise Manhes, Théophile Reygade en école d’architecture a fait germer cette idée de structures artistiques. Chacun des cinq collectifs invités présentera un dispositif illustrant sa région, installations aussi esthétiques que ludiques.

Montées à partir de fin juillet et utilisant celles de l’an dernier, les œuvres de Land Art sont là pour faire venir un public mixte, une dévotion régionale portée par des partenariats locaux avec des entreprises du bâtiment (pour faire venir l ‘électricité), une scierie ou des producteurs et agriculteurs.

Et Diamant Vert a réussi à sa première édition son pari de faire se rencontrer les populations différentes, et pallie à l’abandon des politiques culturelles en milieu rural depuis quelques années. : le festivalier-hipster urbain côtoie le paysan et les familles du coin, les artistes viennent boire au bar en se mêlant aux frimousses juvéniles ou ridées.

Diamant Vert

Une ambiance de fête de village à quelques milliers  à laquelle on peut accéder par une balade de 2h à pied pour les plus téméraires, ou avec des navettes qui passent sur les pentes sinueuses qui y mènent. Et pour préserver l’ambiance naturelle et atypique, pas de voitures pour des raisons esthétiques.

Avec toutes ses caractéristiques affriolantes, on en oublie presque de parler de la programmation solaire qui se révèle progressivement ce mois de mai avec Agar Agar, Calypsodelia, Cléa Vincent, Moi Je, les mystérieux clermontois de Echo Anemone, ou encore Le Camion Bazar qui formera une scène électro à lui seul.

Et si avec tout ça, vous n’êtes pas persuadés du caractère paradisiaque de Diamant Vert, on laisse le dernier mot aux fondateurs :

« Quand tu te retrouves au milieu des montagnes, tu comprends pourquoi t’es venu ! »

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