Lauréat Court-Métrage du PRIX COURT COCY 2016 avec « Crise d’Empathie« , rencontre avec le réalisateur Guillaume Desjardins autour de l’empathie, Les Parasites et de ses inspirations.

Comment es tu devenu réalisateur ?

Je fais des vidéos depuis que je suis tout petit. J’ai écrit mon premier semblant de court-métrage à l’âge de onze ans. Je filmais avec la Hi8 de mon père. C’était comme un jeu pour moi. Puis c’est devenu logique de continuer dans cette voie donc j’ai fait une école de cinéma et me voilà.

Tu fais partie du « collectif » Les Parasites, vous possédez votre propre chaîne Youtube. Dis-nous en plus.

A la base c’était simplement un nom d’équipe pour le 48 Hour Film Project, un concours où l’on devait réaliser un court-métrage en 48h. On l’avait fait pour s’éclater donc on trouvait que le nom  « Les Parasites »  collait bien à notre équipe. Et puis ça faisait écho aux parasites vidéo et à plein d’autres références. On a fait plusieurs fois ce concours et au bout d’un certain temps on a commencé à diffuser nos films sur une chaîne Youtube et ça a bien pris donc on s’est dit qu’on allait faire du contenu régulier, mais toujours en s’amusant.

Comment est né le scénario de « Crise d’empathie » ?

On était à Los Angeles car nos films gagnants du 48 h étaient en finale à Hollywood. Ça fait pompeux dit comme ça! (rires) Bref, là-bas la pauvreté est encore plus présente qu’en France, à tel point que tu te forces à ne pas la voir. Et ça m’a fait réaliser que parfois tu te sens obligé de fermer les yeux sur la misère pour vivre mieux. Tu ne pourrais pas accepter le monde si tu prêtais constamment attention aux gens dans le besoin. Si tu réfléchis, on est capable d’aider ces gens mais on se cache tous derrière des excuses comme « Je ne peux pas aider tout le monde non plus ! », moi le premier. C’est assez paradoxal comme situation. On se sent mal, mais on choisit de ne pas y faire attention. C’est cette réflexion qui m’a donné l’idée de Crise d’Empathie et de ces écoles pour apprendre à ne plus faire attention aux gens dans le besoin. Quand on est rentré des Etats-Unis on s’est mis à l’écrire avec Bastien Ughetto et on a tourné en une journée!

Une seule journée ?

Oui. Les 48h m’ont appris qu’on pouvait tourner des choses très biens en un court laps de temps. Je pense qu’il faut parfois arrêter le perfectionniste et faire, tout simplement ! Se lancer ! Je n’aurais jamais fait Crise d’Empathie si j’avais du passer par le processus habituel des financements, mise en place etc… Si je devais tout préparer trop en avance, j’aurais trop peur de ne plus aimer le scénario. (rires) Pour Les Parasites, on veut vraiment continuer à écrire des histoires, on a plein de sujet à aborder, donc ne veut pas rester bloquer sur un seul trop longtemps.

Où est ce que vous allez trouver ces petites histoires ?

Essentiellement dans les questions qu’on se pose sur le monde dans lequel on vit. On va piocher nos inspirations dans nos interrogations. La majorité des films qu’on réalise partent d’une envie de traiter un sujet qui nous interpelle plus que de simples anecdotes marrantes.

Tu as également une chaîne Youtube personnelle ?

Oui, elle s’appelle RougeVertBleu. J’y parle de cinéma. Des conseils, des techniques. Je fais des vidéos que j’aurais aimé trouver sur Internet lorsque j’ai débuté. Je ne crache absolument pas sur l’école mais j’en suis sorti un peu frustré car on apprend beaucoup par soi-même mais finalement peu des professeurs. Il y a parfois cette culture de la non-transmission du savoir de peur de former ses propres concurrents. C’est dommage et c’est pour ça que j’ai eu envie de créer cette chaîne où je partage ce que je découvre. J’ai un peu arrêté en ce moment mais je compte m’y remettre très bientôt. 

Culture Sauvage pour Guillaume Desjardins ?

Simplicité.

 

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Rendez vous vite sur https://www.youtube.com/c/lesparasitesfilms

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