Un jour de printemps pluvieux, à quelques heures du concert, on est allé à la rencontre de Bikini Gorge à la Mécanique Ondulatoire. On est monté dans les loges avec Charles et Laure, les deux membres qui composent ce groupe de garage rennais et rochelais, afin qu’ils nous parlent de l’histoire du groupe, de leurs projets et mésaventures.

Parlez-nous de Bikini Gorge, qui êtes vous ? 

Charles: C’est un duo. Je suis à la guitare et au chant tandis que Laure est à la batterie, minimale. Ça fait 3-4 ans qu’on joue ensemble. On vient de Rennes et on fait du garage-fuzz.

Laure: On avait sorti notre premier album l’année dernière Fuzztration, sur le label nantais Kizmiaz Records.

D’où vient le nom du groupe ?

Charles: C’est un mélange de bikini et de soutien-gorge. Quand on a cherché un nom de groupe, on est tombé là-dessus car c’est le nom d’une chanson qu’on a fait pour notre autre groupe Combomatix.

Laure: On a fait notre premier concert un samedi, et la vieille on nous avait demandé le nom du groupe donc on s’est dit, pourquoi pas « Bikini Gorge » ça sonne bien, et voilà ! On n’a pas trop creusé, il n’y a pas vraiment eu de réflexion.

Comment décrieriez-vous votre musique pour ceux qui ne vous ont jamais entendu ou jamais vu jouer ? Quelles sont vos influences ? 

Charles: C’est du rock festif, un peu disco (rires). Non, c’est du garage-punk, assez minimal et simple avec de la fuzz, sous l’influence des compilations garage-punk, des groupes des années 60, les Gories… Enregistrés ou en live, on joue les morceaux un peu de la même manière. On veut que les concerts soient énergiques.

Laure: On est également très influencé pas les Cramps. Mais au final, on apprécie énormément de groupes, même s’ils n’ont pas la même formation que nous, on s’inspire des mélodies et des tempos.

Vous avez sorti un album en 2015 Fuzztration. Comment l’avez vous produit et enregistré ?

Charles: On l’a enregistré à Rennes, chez un ami qui a monté un studio. Il a enregistré pas mal de groupes depuis quelques temps maintenant. Le titre de chaque morceau résume le tout, c’est toujours un peu une base de colère, que ça soit des histoires vraies ou non.

Laure: On a tout fait en une journée et demie, c’était très rapide et c’est pour ça que l’album est assez brut.  

Quelle est l’histoire de la pochette?

Charles : Un ami américain qu’on a rencontré à un concert nous a envoyé cette photo de lui des Etats-Unis. Il est assis sur sa moto avec un flingue en mangeant des bonbons. On a trouvé ça cool donc on l’a utilisé pour la pochette.

Quelles sont les meilleures conditions pour écouter Fuzztration?

Charles: Fort.

Laure: Ne l’écoute pas avant de dormir, ni en te brossant les dents le matin (rires). On peut l’écouter dans la voiture, avant de travailler, histoire de se motiver et sinon, n’importe quand…

Étant originaire de Rennes, il y a-t-il des gens qui mélange Bikini Gorge avec un autre groupe rennais, Bikini Machine?

Charles: Cela nous est arrivé une fois, lors d’un concert. Ils ont annoncé Bikini Machine alors que c’était nous qui devions jouer. C’était à Marseille et il y avait même de la publicité dans les journaux du coin qui s’était trompé en parlant de Bikini Machine. (rires)

Laure: Mais en général ça n’arrive pas souvent.

Charles: En revanche, on a souvent des gens qui nous appellent Bikini « George » au lieu de Bikini « Gorge. »

D’autres histoires ou anecdotes drôles, comme celles du quiproquo à Marseille ?

La tournée avant celle à Marseille, il y a 2-3 ans, était assez chaotique. On avait booké toutes nous dates avec un groupe américain, mais le premier soir ils ne sont pas arrivés, le deuxième soir le guitariste a frappé le batteur et a d’ailleurs fini par rentrer aux Etats-Unis… Et puisque c’est le même gars qui conduisait sur la tournée, ils ont du trouver une solution pour se déplacer et continuer les concerts. C’est une bonne histoire qu’on raconte de temps en temps, c’est un « souvenir », même s’il ne nous concerne qu’indirectement.

Que pensez-vous de la scène musicale à Rennes ?

Charles: Nulle nulle, nulle ! (rires) Non, c’est bien, il y a plein de groupes qu’on aime et qui sont des potes. Notamment grâce au label Howlin’ Banana qui sort pas mal de groupes rennais.

Laure: Je suis de la Rochelle à la base, où il y avait une très bonne scène garage il y a 10 ans, avec des très bons groupes comme The Mean Things et Wild Zeroes, vraiment du punk rock bien 60’s. Actuellement il y a un groupe qui s’appelle Skeptics, c’est du cave punk et c’est vraiment bien !

Des projets pour cette année ? 

Laure: Pour le moment, on va ralentir un peu. On se concentre sur notre autre groupe Combomatix puisqu’un album est sorti il y a peu.

Charles: L’idée est d’enregistrer des nouveaux morceaux pour Bikini Gorge, mais on va faire un mini tour avec Combomatix, dont une date au Point Ephémère en mai.

Culture Sauvage pour Bikini Gorge ?

Laure: Ça me fait penser à une potentielle émission sur ARTE sur la danse contemporaine.

Charles: un dessin animé qu’on a vu tout à l’heure, sur un bonhomme qui marche et détruit la nature sur son passage.

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Ecouter Bikini Gorge

https://bikinigorge.bandcamp.com/

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