« Calmement, en se remémorant chaque instant… » Et quels instants ! Eclectique, la programmation 2016 du Printemps de Bourges a donné à écouter « valeurs sures », et découvertes atypiques rafraichissantes auxquelles nous avons été plus attachés au Palais d’Auron, à l’Auditorium et surtout au 22.

Les Inouïs du Printemps de Bourges et le focus mis sur les régions, jusqu’au Québec (à l’honneur cette année avec VioleTT Pi, Essai Paris, Marie-Pierre Arthur, Robert Robert, The Sapphics ainsi que I.D.A.L.G et Patrick Watson) permettent de voyager entre les styles, et surtout découvrir de jeunes formations.

Parmi elles, les live qui nous ont le plus marqué sont ceux des krautrockers de San Carol, la pop folk hybride de June Bug, la synthwave des eighties de Fishbach, le mélange soul, blues et gospel de Théo Lawrence, le folk lumineux de Louis Aguilar, le funk électronique de L’Impératrice et la douce pop tropicale de Papooz.

CC Adrien Pollin

The Papooz – PDB (CC Adrien Pollin)

Sur la scène de l’Auditorium, dans un cadre intime et propice aux caresses des émotions et assis au fond de siège moelleux, nous avons été enchantés par la french pop mélancolique de Marvin Jouno, le folk paradisiaque de Lola Marsh et les sonorités orientales de Bachar Mar Khalife.

Lola Marsh - PDB (CC Adrien Pollin)

Lola Marsh – PDB (CC Adrien Pollin)

On se sera pris des claques scéniques au Palais d’Auron avec la folie rock et poétique de Feu ! Chatterton et la tendresse angélique de Patrick Watson.

La trompette d’Ibrahim Malouf, la pop ethnique de Jain et le funk de General Electriks au W auront également réussi à trouver grâce à nos oreilles malgré l’accent trop prononcé mis sur les mises en scènes, les basses et les lumières, cocktail obligé des grosses structures qui desservent parfois l’émotion musicale au profit du simple divertissement.

General Electricks - PDB (CC Adrien Pollin)

General Electricks – PDB (CC Adrien Pollin)

Mais s’il faut dresser un bilan, autant évoquer ce qui a retenu notre attention dans la programmation et que l’on n’a pas pu aller voir, ce qui nous vaut des mutilations des cuticules depuis dimanche dernier :

Sin Tiempo, Petit Biscuit, Clément Bazin, Samba de la Mverte, Griefjoy et Thylacine pour les entêtantes vagues électroniques.

Salut c’est cool, Bagarre, Grand Blanc, La Femme et Flavien Berger pour la pop française.

It It Anita, Oiseaux Tempêtes et JC Satan pour la déflagration rock, programmés au Nadir, salle trop excentrée du festival pour que nos jambes nous y portent.

Inouïs ou très attendus, les 40 ans du Printemps de Bourges auront été à l’ image de ces quelques jours : pluvieux mais plein de découvertes.