Sorti le 15 avril dernier, le premier album de Montmartre offre une électro joviale, entrainante et colorée. Rencontre avec le duo à l’origine d’un album qui réveille, renforce et fait du bien tout simplement.  

Montmartre ? Car vous habitez dans le 18ème arrondissement de Paris ? 

Hugo: Non on ne vit pas à Montmartre. Mais le quartier nous inspire beaucoup, l’ambiance, les gens, l’architecture et on a surtout notre studio d’enregistrement qui s’y trouve. C’était une cage à rat qu’on a refait entièrement.

Alex : On fait tout tout seul et ça nous paraissait plus évident d’en construire un plutôt que d’arriver dans un studio où l’acoustique, l’ambiance, les instruments sont  constamment différents.

Tout a commencé lors de ce studio ? 

Hugo: Le studio a plus été un échelon, c’est ce qui nous a permis de nous dire : « ok maintenant on ne déconne plus ! » (rires). Après  on avait déjà fait pas mal de remix avant, des essais et on a vraiment commencé à sortir des EP officiels lorsque Barclay nous a pris sous son aile.

Vos meilleurs souvenirs dedans ? 

Hugo: Ça a été au moment où l’on a fini les travaux et qu’on a pu enfin en profiter. On se retrouvait pour faire du son à n’importe quelle heure de la journée. On finissait à cinq ou six heures du matin, parfois on dormait même directement là-bas.

Alex: C’était une époque où il y avait une vraie folie. Les week-ends n’existaient pas pour nous, on bossait tout le temps.

Pour vous qu’est ce que ça a changé le fait que Barclay rentre en jeu? 

Hugo: On a senti qu’on nous prenait au sérieux, comme si ça nous donnait une sorte de légitimité. Au début on avait plus comme objectifs des remix, des single et lorsqu’ils nous ont enfin dit qu’ils voulaient un album… Ça tombait bien car nous aussi ! (rires) C’était un peu comme si on exauçait notre voeux !

Ça vous frustrait de ne faire que des EP

Hugo: Oui.

Alex: Non.

Hugo: Si quand même un peu !

Alex: C’était logique de commencer par les EP pour arriver à l’album.

Hugo: En fait ce qui était frustrant, c’est qu’on faisait beaucoup d’EP à deux titres seulement accompagnés de remix. Je viens du rock donc je vois plus l’album comme un vrai truc, plus efficace.

Tu viens du rock pourtant ensemble vous avez décidé de faire de l’électro ?

Alex: Chacun a été attiré par le talent de l’autre. Quand tu fais que du rock, tu composes et tu penses la musique comme sur scène. Quand tu fais de l’électro, ce qui était plus mon cas, tu ne penses pas directement à la scène, certains morceaux peuvent même être impossible à jouer en live. Avec cet album on s’est laissé libre de composer, de s’éclater en sachant très bien que certains morceaux n’iraient pas jusqu’à la scène, ou alors une fois remixés. Il y a un peu de chacun de nous dans Montmartre.

Montmartre_album

La chanson « Hope » donne son titre à l’album, pourquoi? 

Alex: On avait plusieurs noms avant, notamment « Out of violence », mais « Hope » représentait bien l’émotion qui se dégage de tout ce qu’on fait. C’est positif dans le sens où dans ce monde qui est empli de violence, de choses sombres, on voulait donner de l’espoir. Dire que ça va aller.

Hugo : Sans pour autant tomber dans la naïveté. On ne cherche pas le côté « soleil  et vacances », on se contente simplement de se concentrer sur l’espoir humain et une vision plus optimiste de la vie.

En quoi la pochette de l’album représente cette vision? 

Hugo: Sur la pochette, l’humain est au centre  de la nature. On ne sait  d’ailleurs même pas ce qu’il y a au bout du chemin, c’est comme une invitation au voyage.

Alex: On pourrait croire qu’il va vers quelque chose de mieux. On peut imaginer plein de choses, c’est très libre d’interprétation. Comme notre musique.

Culture Sauvage pour Montmartre  ? 

A: Voyage sac à dos.

H: Paradoxe.

[hr gap= »10″]

Retrouvez Montmartre ce 20 avril à 21h 

Les Bains, 7 rue du Bourg-l’Abbé 75003 Paris

https://www.facebook.com/events/211536262548513/

[hr gap= »10″]