Les niçois de Griefjoy étaient à la #7 Créative Live Session il y a une semaine. L’occasion pour nous de rencontrer Guillaume, l’un des membres du groupe, avec qui on a échangé sur le report de leur date de concert et le virage électro effectué sur Godspeed, leur second album qui sort le 22 avril 2016.

Pas trop déçu pour l ‘annulation de votre date à la Gaîté Lyrique le 2 avril dernier ?

Si complètement, même si on a reporté ça au 23 septembre prochain. On a pris du retard sur l’album donc tout a été décalé. On voulait que tout le monde ait entendu l’album avant de venir le défendre sur scène, que ça soit une sorte de fête tous ensemble, le public et nous.

Griefjoy, le paradoxe est clair dans le nom. Quels ont été les moments les plus douloureux et les plus heureux depuis que vous avez commencé?

C’est une bonne question parce qu’on connaît de vrais moments d’euphorie et à l’inverse des baisses d’énergie assez incroyables. Nous sommes des amis d’enfance donc on n’hésite pas à se dire les choses lorsque ça ne va pas et parfois en tournée, sur une longue période, il y a des disputes. Mais c’est toujours très sain. Et puis on oublie toujours tout une fois sur scène car c’est ici qu’on vit nos meilleurs moments.

Et comment tous ces amis d’enfance travaillent ils ensemble ?

On bosse pas mal tous ensemble dans le studio. On s’éclate, nos quatre univers se rencontrent et ça fait un bon mélange. J’essaye parfois de canaliser, de ne pas perdre l’émotion des titres puisqu’on a beaucoup d’envie. Dans le passé on a pu se perdre un peu à cause de ça.

D’où le fait d’avoir quitté les rivages rock pour ceux plus électroniques ?

Comme je te disais on aime plein de styles musicaux différents, on a tous notre petit truc, mais lorsqu’on s’est demandé à quoi on voulait que le nouvel album ressemble, on s’est aperçu que nos goûts et nos envies tendaient plus vers l’électro. C’était l’univers qui nous attirait tous donc ça s’est fait très naturellement. C’était en nous.

Entre le premier album et aujourd’hui qu’est ce qui a changé chez vous ?

Nous sommes clairement plus apaisé, on a un disque qui nous ressemble plus aussi. Même si on assume totalement le premier album, je pense que c’était trop cérébral, on souhaitait que ça soit recherché, peut-être pour prouver et nous prouver des choses. Mais le groupe s’appelle Griefjoy donc par définition on fait une musique fondée sur l’émotion et c’est plus vers quoi nous sommes allés avec Godspeed.

Ça me fait penser à une critique que j’ai lu dans un magazine de musique « Griefjoy revient avec les idées claires l’avantage sûrement d’avoir mis derrière lui le bouillonnement créatif foutraque inhérent au premier jet. » C’est l’idée que vous avez de vos premiers essais et votre groupe d’avant, Quadricolore ?  

Pas tout à fait. C’est vrai qu’avec ce second album on tend vers quelque chose de plus maitrisé mais ça ne veut pas dire que c’est plus facile, c’est même parfois plus difficile. On est très fiers de ce qu’on a fait avant. Cependant, c’est vrai que nous avions tendance à passer par trop de phases différentes dans un seul et même titre. En tant qu’auditeur c’était perturbant. Quand tu as envie de danser tu veux appuyer sur play et que ça marche. Tu ne veux pas une intro de quarante secondes et une chanson qui change d’émotion toutes les minutes. (rires)

Scéniquement parlant quels changements cela a t–il apporté?

La formation ou les instruments ne sont pas totalement différents mais il a fallu s’adapter. Avant, on laissait une grande place à l’improvisation. L’électro peut parfois te contraindre à figer les choses, donc nous avons du travaillé pour rendre le live vivant. On ne veut pas devenir un groupe chiant ou qui ne fait qu’appuyer sur un bouton. Ça ne nous empêche pas pour autant de faire quelques DJ Set de temps en temps.

Comme le Dj Set à la brasserie Barbès il y a peu ?

J’ai vraiment mal vécu le fait d’avoir annulé la date à la Gaîté Lyrique le 2 avril. Beaucoup de gens avaient prévu de venir sur Paris, que ce soit le public ou même certains de nos amis. En 7 ans, on a annulé une seule date car je ne pouvais pas chanter. On déteste vraiment ça, donc on a eu envie d’organiser tout de même quelque chose afin de passer un moment avec les gens, boire des coups. Ça nous a permis de discuter avec le public, à la cool .

Vous êtes programmés pour WE LOVE GREEN quels artistes êtes vous pressés de voir sur scène ou de rencontrer ?

On est super content car on tombe le même jour que LCD Soundsystem, sauf qu’on joue avant eux. A Rock en Seine, on jouait au même moment donc on n’avait pas pu les voir, on va se rattraper cette année.

Culture Sauvage pour Griefjoy?

Fauve, le groupe.