Revenu d’un week end à Lyon pour le concert de Sin Tiempo en première partie de Jabberwocky au Transbordeur, on a retrouvé Samy Chambéry dans les bureaux de Pan European Records lundi dernier pour qu’il nous parle du jeune Tølva Records, label qui veut propulser ses artistes dans les sommets électroniques. Machines et développement de projet avec Jim The Poltergeist, Kaben, Laake et Sin Tiempo dans son catalogue, Tølva est le  label électro à surveiller.

Qu’est ce qui t’as motivé à lancer un label ? Avec qui ?

Le label c’est principalement moi, Tom un pote qui bosse sur la communication, la création de support, et Paco de Sin Tiempo qui est un ami d’enfance. On est parti de son projet que je manageais déjà et comme on n’avait pas de structure on a décidé de monter un label en septembre dernier, mais le label a vraiment vu le jour en novembre. Au final c’est juste pour faire sortir le CD, il n’y a pas d’autres vocations que de tremplin, si on a envie de développer plus le label on verra en septembre.

Pourquoi le nom Tølva ?

C’est la galère de trouver le nom, il y a peut-être des gens pour qui c’est facile : pas du tout pour nous. C’est Tom qui s’occupe de la promo qui a trouvé Tølva : ça signifie « machine » en islandais et ça correspond à l’esthétique du label où il n’y a que des consoles. Au départ, on voulait même que ce ne soit qu’une seule personne derrière les machines, l’exception qui confirme la règle est Kaben où ils sont deux.

Quelle relation le label entretien avec ses artistes ?

Sur la partie musique je dis ce que je pense, ça dépend des artistes, certains sont plus réceptifs que d’autres, j’essaye d’intervenir sur la direction artistique et je manage Jim The Poltergeist et Sin Tiempo.

Je vois la structure plus comme un tremplin que comme une finalité ou un aboutissement.

Le label a pour but de soutenir des jeunes projets en leur payant les masterings et la promo, en leur offrant un regard extérieur et en leur trouvant des dates pour placer l’artiste dans un label plus gros, trouver un tourneur ou des structures professionnelles et permettre de se développer.

On a quatre artistes : Sin Tiempo en tête comme il a été finaliste des Inrocks Lab, qu’il a fait les Inouïs du Printemps de Bourges, et des salles comme le Trianon ou la Gaité Lyrique. Avec Jim The Poltergeist, on a sorti un titre ensemble avec un clip il y a un mois, et on va sortir deux nouveaux titres mi-mai, je mise pas mal sur lui comme il a un beau projet et qu’il commence à intéresser les pros, même si son projet est encore jeune. Kaben était dans la compil Novorama, Laake qui a fait les éditions du Printemps de Bourges sort son premier titre le 25 mars, et le 1er avril un nouveau titre sortira de Sin Tiempo, il vient d’être masterisé chez Chab. On va travailler avec des attachés de presse pour ces sorties.

Est-ce que tu organises d’autres événements avec le label ?

En mai on fait un événement off pour les nuits sonores avec Cracki au Fort de Vaise à Lyon : deux artistes du label, deux du leur. Ce sera le 7 mai.

On a également pour idée de monter un festival dans un château avec des personnes de Lyon et St Etienne à coté de Bourgoin Jallieu. En septembre de cette année on va prendre le poul et on verra pour monter en puissance ensuite.

Quel est le modèle économique ?

On ne fait pas de profit, on est à l’équilibre mais on rémunère les artistes sur le projet, ce qui je crois est rare pour un petit label.

Si l’artiste nous confie leurs bandes, il en touche des parts, ensuite ça dépend des projets et des sorties. L’argent on le sort parce qu’on croit aux projets, on pense que c’est le meilleur investissement. C’est à la fois des fonds personnels de départ, et surtout Sin Tiempo qui ne se payait pas pendant un bout de temps à beaucoup reversé pour faire le label.


Tolva en trois mots ?

Accompagnement, Développement, Electronique… et pop !

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Rendez vous ce mercredi au Supersonic :

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