De Rennes, le label qui édite décibels pop rock et bulles BD a répondu à nos questions pour la soirée au Supersonic où il fera joué Formica, Prosperi Buri et Thomas Le Corre.

Pourquoi le nom « Inmybed » ? Y en avait-il d’autres en lisse ?

Ça provient d’une chanson de Gainsbourg époque Love On the Beat affreusement libidineuse et misogyne qui nous avait autant consterné qu’amusé. Jugez plutôt : « J’aime les p’tites skinheads / Elles n’sont pas si bad / De bonne petites baiseuses… In my bed ! » C’est bêtement devenu une espèce de mantra… Quand il s’est agit de trouver un nom à l’association à l’origine du label, le nom s’est imposé mais plus dans sa dimension paresseuse que lubrique.

Vous avez créé votre label en 2009 : quelle était votre motivation ?

La création du label est étroitement liée à la sortie du premier E.P. de Formica qu’on voulait absolument entendre en vinyle. Comme on souhaitait que le label s’inscrive dans la durée, on a sorti conjointement un recueil de croquis de concerts de Nine Antico. La motivation est de sortir des disques et des livres qu’on aime, de gens avec lesquels on a des atomes crochus voire de la sympathie.

Quel est le « modèle économique » (subvention / vente de disques / concerts) ?

En tant qu’association, nous touchons une subvention de fonctionnement mais elle suffit  à peine à payer les timbres… Dans la mesure où on refuse que le moindre logo apparaisse sur nos disques, on ne demande pas de subvention spécifique. Et puis surtout, on considère que l’argent public n’est pas censé financer des disques de rock, que les choses doivent se faire en autonomie, par les ventes de disques et les concerts.  Après, c’est une micro économie : les artistes fournissent les bandes (ou les pages), on s’occupe de la fabrication de l’objet et de sa mise en valeur puis on partage les éventuels bénéfices.

Couv-III

Quelles sont les types de livres que vous éditez ? Comment en êtes-vous arrivés à  coupler l’édition avec votre activité de label musical ?

On édite des livres ayant un rapport avec la musique, que ce soit de la littérature, du dessin, de la bande dessinée, une partition… L’association disque-livre est liée au fait que les personnes qui ont monté le label avait un pied dans l’édition de bande dessinée et une expérience de l’auto-édition, puisqu’on avait déjà sorti avec Prosperi Buri trois volumes de l’Anthologie radicale, provisoire et bricolé du Rock ‘n’ Roll des Dirty Cousins GroiXplosion qui allie musique et bande dessinée. C’est aussi lié au contexte économique dans lequel s’est créé le label, une époque où les librairies indépendantes se développaient tandis que les disquaires disparaissaient les uns après les autres. Il nous a paru de bonne politique que notre catalogue soit défendu par des libraires avisés. Il semblerait désormais que la tendance se soit inversée…

Une anecdote sur chacun des groupes de mercredi ?

Pour Formica, chaque fois qu’ils ont voulu jouer à Paris, ça s’est fini en catastrophe : panne, accident, fourrière, annulation de dernière minute… On espère que la poisse les aura quitté. Prosperi Buri, rien que son nom est drôle, pas la peine de développer. Quant à Thomas Le Corre, on n’a pas envie de se moquer tant on la chance qu’un type aussi talentueux ait l’envie et la patience de faire un bout de chemin avec nous.

« Inmybed » en trois mots qui embrasseraient le mieux votre univers ?

Vinyl & Paper !

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logo imb web

Retrouvez Inmybed et leurs artistes ce mercredi au Supersonic :

http://www.inmybedmusic.com

https://www.facebook.com/events/159312814423722/

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