Une réelle humilité, un talent prouvé, une force puisée dans l’ancrage de la vie, dans le monde de l’enfance et dans le Lego. Samsofy a un seul but : donner le sourire. Artiste plasticien photographe de 35 ans, lyonnais, touchant, attachant, qui ne cesse d’emprunter son habileté dans l’art de la vie quotidienne afin de sublimer, de transformer de la matière morose en un vrai rayon de soleil. Nous en sommes persuadés.

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Depuis combien de temps es-tu artiste plasticien ?

J’ai commencé à photographier du Lego en 2008, en 2013 j’ai arrêté de travailler dans mon job en ludothèque pour m’occuper de mon fils. A partir de là, j’ai eu plus de temps pour construire mon univers, travailler mes thèmes. En 2015, un grand « buzz » sur mon travail m’a permis d’accéder à une visée internationale. De là, tout s’est accéléré.

Pour aller un peu dans les détails, mes créations sont faites et la photographie est là pour figer et transposer mon art, pour pouvoir l’afficher en exposition et en faire commerce. A la base c’est vraiment un travail d’installation et de création artistique.

Parles-nous du « buzz » sur tes travaux ?

Etant donné que j’étais le premier à faire ça, les médias ont publié du Samsofy avec un engouement non dissimulé. Et le tout s’est réellement produit de manière « crescendo ».

Tes œuvres sont généralement publiées ou exposées ?

Même si je tente aussi de me faire connaître dans la communauté web par des publications, je suis avant tout un artiste avec des expos physiques, qui travaille beaucoup avec une galerie basée à Marseille qui s’appelle « Street art galerie ».

Je suis aussi en contrat aussi avec le journal « Le Nouvel Observateur » depuis peu, où toutes les semaines l’une de mes photos est publiée dans une rubrique.

Comment t’es tu fait connaître par ce journal?

Ils sont venus vers moi, un coup de cœur du Rédacteur en chef.

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Comment penses-tu réunir ton art et l’art urbain ? Est-ce selon toi indissociable ?

C’est un peu compliqué. A la base je faisais mon art sans me poser de questions et sans vouloir me ranger moi-même dans une catégorie bien précise. Mais c’est vrai que je travaille dans la rue et ma galerie de Marseille est plutôt axée sur l’art urbain. Quand elle s’est intéressée à mon travail j’ai d’ailleurs été assez étonné de me retrouver dans cet univers.

Même si je travaille dans la rue, la démarche n’est pas tout à fait la même, car je suis souvent dans l’ombre, sans chercher le regard des autres, ensuite, après mon installation je ne laisse pas quelque chose, ce qui est différent du « Street art » en général, où les œuvres sont crées dans la rue et sont « pour » la rue.

L’élément commun est le lieu de travail, c’est à dire dehors (le béton, la pierre, le bois, la lumière naturelle)

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Parle-nous de Lego, de l’enfance…

L’enfance, les jouets et le Lego…tout est lié selon moi. Concernant le Lego, c’est principalement la matière qui m’a intéressée et l’infinie possibilité de customiser les personnages. La richesse des accessoires. Jouer avec les échelles Je travaille aussi avec Arte sur un projet d’émission au sujet de « Star Trek » avec de plus gros personnages donc l’échelle évolue et moi également. Depuis que je suis « connu », beaucoup de personnes commencent à faire la même chose, donc, ça me motive énormément pour aller vers d’autres horizons.

En même temps, c’est valorisant d’être copié, non ?

Oui, mais je tente de me différencier et de ne pas me laisser enfermer.

Artistiquement, par qui es tu entouré ?

Par ordre je dirais, ma femme puis mon agent, ma galerie à Marseille puis celle à Paris.

Tu sembles réellement encré dans la vie sociale, de ce fait, il semble que cet aspect soit véritablement une force dans laquelle tu puises une source de création artistique humaine et authentique.

Oui et j’ai aussi vingt-quatre ans de roller derrière moi, donc une manière assez lucide de voir la rue et tout ce qui l’entoure. Naturellement, par mon évolution personnelle et professionnelle, je prend de la force dans ce que je connais, dans ce que j’ai vu et ce que je vois. Tout me semble assez fluide et logique.

Ta vision du monde ?

Je suis assez fragile là dessus, même les informations à la télévision par exemple, je galère à les regarder. Ma vision idéale serait un monde où la méchanceté n’existerait pas ! Je sais que ça fait un peu Miss France. J’ai beaucoup de mal à comprendre les religions, et justement dans mes photographies, on s’éloigne de cet ensemble, pour créer de nouveaux repères. Je n’ai pas réellement de message, mais disons que je tente de faire de l’art positif où le sourire sera la plus belle des récompenses.

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Tu ne crées donc pas dans l’optique de t’engager dans une cause ?

Etant donné que je suis suivi par 20 000 personnes sur Facebook, je me dis parfois que j’ai peut-être un petit quelque chose à transmettre, même si ce n’est pas ma vocation première. Disons que je souhaite avant tout partager avec les personnes qui me suivent et offrir simplement un peu de joie, de détente. J’aime d’ailleurs avoir le retour de mon public, aussi bien les enfants que les grands. Et ça me plait encore plus de simplement pouvoir être généreux avec eux.

Est-ce que tu trouves facilement des lieux pour exposer ?

Généralement, c’est eux qui viennent vers moi, en même temps je ne suis pas très à l’aise dans ce travail de prospection. (Rires) Dans un avenir proche, il y aura une exposition au Moulin Rouge à Paris et la collaboration avec la chaîne Arte dont j’ai parlé.

« Culture sauvage » pour Samsofy ?

Tu sais où tu vas, parce tu es allé là où il ne fallait pas. Autodidacte, apprendre de nos erreurs, culture de la rue.

Mélanger l’art urbain, l’enfance, les racines sociales, le quotidien familial, la joie de vivre et la sensibilité, vous trouverez : Samsofy.

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