Avec un maquillage ethnique qui envoute, Sophie Flustec et Bastien Picot, deux des 3SOMESISTERS ont répondu à nos questions de leurs voix chaudes et profondes à l’occasion des 37ème Rencontres Transmusicales. Personnages mystérieux et tendres, les quatre musiciens (Florent Mateo parmi le trio des voix, et Anthony Winzerieth multi-instrumentiste) exercent leur pouvoir d’attraction en live avec des chorégraphies de divas, des percussions chimériques, électroniques et tribales, chaque titre sonnant comme un tube et semblant rendre hommage à la pop dans toute sa diversité.

Comment vous êtes vous rencontré(e)s ?

Sophie : On est tombé amoureux tous les quatre à Paris. Le groupe existe depuis 5 ans. Il y a deux ans et demi on a commencé à travailler avec Yael Naïm, juste avant son dernier album Older pour le Festival Days Off à la Salle Player. Elle a fait appel à nous pour cette création, ça s’est tellement bien passé que l’on a continué à la suivre pour enregistrer les chœurs de son album, et on a fait sa tournée jusqu’au Trianon.

Vous avez une identité visuelle forte. Quelles sont vos inspirations stylistiques ?

Bastien : Tout d’abord pour le maquillage, on redessine les traits du visage, c’est inspiré du théâtre kabuki, ce théâtre traditionnel japonais où le maquillage marque l’exagération. Mais il y a plusieurs influences, l’idée était de créer un lien avec notre musique. Comme elle est elle-même un mélange de genres avec des rythmes ethniques, une polyphonie à trois voix, on essaye à la fois d’avoir un tissu complet et cohérent entre nous et plusieurs couleurs différentes. Parfois avec Florent Mateo l’autre garçon on va chercher des voix dans un registre féminin, Sophie elle dans un registre plus masculin. Ce mélange des genres, sexuels, et musicaux, on le traduit visuellement grâce à Lia Seval qui est graphiste chez Jean-Charles De Castelbajac. C’est elle notre styliste, c’est elle qui a créé les dernières tenues.

Sophie : Au tout début on faisait avec les moyens du bord, on n’est pas styliste, c’est un vrai métier. Lia Seval a su réunir tous les éléments en adéquation avec ce dont on lui avait parlé, et notre musique. Une vraie directrice artistique de la sape !

Bastien : Elle l’a même été sur notre visuel de l’EP, elle a vraiment été le regard extérieur bienveillant.

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Pourquoi le nom 3SOMESISTERS ?

Bastien : On est né 3SOMESISTERSS, et on restera 3SOMESISTERS ! (rires) Au départ comme on reprenait des tubes dances des années 90, on voulait faire échos aux groupes où le mot sisters est récurrent : Pupinni Sisters, Scissor Sisters, Andrew Sisters… Je suis parti sur 3SOMESISTERS, et ça nous a beaucoup fait rire. On aime bien le côté décalé, et créer quelque chose de singulier. Et finalement ce qu’on fait, c’est un ménage à trois, certes on est quatre, mais c’est un mixe de nous quatre que l’on créé dans 3SOMESISTERS.

Sophie : Le nom du groupe reste à l’image de la musique que l’on fait aussi. On prend toutes les influences que l’on fait se mélanger. C’est une grande partouze musicale !

Quelles sont-elles ces inspirations musicales ? Le glam rock ?

Sophie : Le glam rock bien sûr, mais c’est un élément parmi d’autres. C’est sûr qu’on a été très influencé par Grace Jones, David Bowie…

Bastien : Il y a eu tout un mélange que ce soit de chanteurs et chanteuses, artistes plasticiens, graphistes, stylistes… qui nous ont bien inspiré, la liste est si longue qu’on en oublierait.

Quelle a été votre découverte aux Trans ?

Bastien : On en parlait tout à l’heure, il y a le groupe thaïlandais Khun Narin’s Electric Phin Band !

Sophie : C’est une musique de cérémonie thaïlandaise.

Bastien : Ce vers quoi on va dans le look c’est un côté urbain et ecclésiastique, de part la polyphonie et le côté cérémonial, et eux c’est clairement un truc aussi rituel, tribal parce que c’est la Thaïlande et improbable parce qu’on a bien aimé leur histoire.

Culture sauvage pour 3somesisters ?

Instinct, racine

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Crédits Photos: Lenny Guetta

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