Entre voyage, cinéma et musique, rencontre avec deux des membres d’aglaska, le nouveau trio indépendant de l’électro-pop.

Votre premier EP est sorti en 2013 c’est bien ça ?

Louis : Je qualifierais plus ça comme un autre projet. C’était vraiment pour que les gens autour de nous puissent écouter ce qu’on faisait. On ne le voyait pas comme un EP, ce n’était pas le même nom ni la même formation, puisqu’on était quatre.

FH : Disons que c’était une phase d’expérimentation.

Et entre cette première expérimentation et la sortie de l’EP fin octobre, que s’est il passé?

Louis : Déjà on a eu de la barbe ! (rires) On a aussi pas mal voyagé la première année, puis la deuxième on a commencé à prendre le temps de se réunir, de penser notre projet. Au fur et à mesure, on s’est entouré d’une bonne équipe, eu accès à un studio, et aglaska est né !

FH : On a également découvert les synthés et machines ! Ça nous a permis d’affiner et de pousser plus loin nos recherches.

Comment se passe l’exercice de composition ?

FH: Plus ça va, plus ça évolue. On n’est pas vraiment du genre à prendre une guitare, s’asseoir autour d’un feu et tenter de composer en un seul coup quelque chose. Généralement, l’un de nous trouve une idée, une note ou une texture qui lui plait. Il en parle aux autres et là on se met tous à travailler dessus pour construire une vraie chanson.

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« VWAYAJ » signifie bien « voyage » dans une vraie langue ou c’est totalement inventé par vous ?  

Louis : Non ça existe vraiment ! C’est en créole haïtien. Visuellement et symboliquement, on trouvait ça vraiment cool !

Puisqu’on parle de voyage, quel est celui qui vous a le plus marqué dans vos vies ?

FH : Personnellement, je suis parti longtemps en Asie et j’ai adoré. J’ai été énormément marqué par la Birmanie, ou encore Bombay, puisque j’y suis resté un an. C’est d’ailleurs là-bas que j’ai repris goût à la musique !

Louis : J’ai fait le Canada, les Etats-Unis mais je mettrais le Mexique en première position. Je sais que Hugues, le troisième membre du groupe, a beaucoup aimé le Sénégal donc à nous trois, on représente chacun un continent.

On dit souvent que voyager permet un retour à l’essentiel. Qu’est ce qui vous semble essentiel dans votre musique ?

Louis : Ça peut paraître idiot mais je dirais posséder une bonne chanson, une bonne mélodie. Dans notre musique, on adore mettre de la pop, mais enrobée d’un truc un peu expérimental. C’est ce mélange qui est essentiel.

FH: Notre concept, c’est d’essayer de titiller un peu l’oreille. On prend le diamant brut qu’est la pop pour le façonner à coups de petites expérimentations sonores. C’est aussi pour ça que la notion de voyage est si importante dans l’EP car on essaye d’emmener l’auditeur autre part.

Justement en écoutant votre musique on perçoit beaucoup d’images, de tableaux. Il y a presque une dimension cinématographique dans l’EP. Si vous deviez citer des films à l’atmosphère similaire à celle de « VWAYAJ »?

Louis : C’est vrai qu’on compose très souvent avec des images en tête. Là, comme ça, je pense à des univers à la David Lynch ou Quentin Dupieux. Peut-être même un côté 2001, l’Odysée de l’espace ou Fargo, avec ses grandes étendues blanches.

FH: C’est difficile comme question parce qu’il peut y avoir des influences diverses au sein d’un même titre. Par exemple, vwayaj club possède des rythmes africains dans le refrain mais une fin presque froide, galactique. Au final, une chanson pourrait correspondre à plusieurs films !

Culture Sauvage pour COCY ?

« Savane ! Danse, transpiration, tribal ! »