Antoine ressemble aux héros des films dont il compose la musique. Il a du charme, du succès, et traverse la vie avec autant d’humour que de légèreté. Lorsqu’il part en Inde travailler sur une version très originale de Roméo et Juliette, il rencontre Anna, une femme qui ne lui ressemble en rien, mais qui l’attire plus que tout. Ensemble, ils vont vivre une incroyable aventure…

C’est le 45 ème film du réalisateur.  

 » C’est un road movie à travers l’Inde, une comédie initiatique centrée sur l’histoire d’un mec qui se fout de tout sauf de ce qu’il fait et …d’une femme. »

(Claude Lelouch)

40 ans après le premier jour de tournage de « un Homme et une Femme », Lelouch nous présente son 45ème film.

« J’ai voulu voir si j’avais progressé depuis le temps »

Le film est différent, la mise en scène est plus vivante, plus réaliste, moins calculée même si certains aspects de la forme se ressemblent. On reconnait son travelling circulaire qui ouvre le film, le jeu de ses acteurs. On voit Trintignant dans Dujardin et Aimée dans Zylberstein. La poésie qui se dégage de ses plans crève l’écran si on ne la juge pas. L’improvisation qui caractérise le style du réalisateur est palpable. On ne fait pas la différence entre l’improvisation et l’écriture. On se pose des questions, on cherche, on est ému, on rit, on s’étonne puis on accepte de se laisser porter par ce duo d’acteurs. Comme dans une relation finalement.

C’est une Histoire d’amour. Une Histoire qui nous fait rêver. Un homme et une femme qui se plaisent, qui se détestent, qui se fuient, se cherchent et se trouvent mettant leur vie respective de côté au profit de ce sentiment amoureux qui tord le ventre.

Un + Une

« Love is my religion »

On a tous entendu parler d’Amma. Cette femme indienne qui offre des câlins à des millions de personnes à travers le monde. Le scénario, en se concentrant sur cet aspect de l’histoire renforce le côté docu-fiction qui se dégage parfois du film. Dans un monde où les religions commencent à être bafouées. Dans un monde où l’humain est en quête de spiritualité, Lelouch, en incrustant dans son histoire cette figure spirituelle propose un nouveau sens au mot religion suggérant ainsi l’Amour comme premier principe.

« C’est le pays où le chaos est d’une fertilité incroyable et où le désordre est créatif »

Hormis la présence d’Amma dans le film qui permet de justifier la localisation du film en Inde. Ce pays change l’âme humaine. On en sort pas indemne. On en sort différent, entier et avec une nouvelle façon d’aborder la vie. Et en effet, l’Inde était vraisemblablement le seul pays qui pouvait faire changer Antoine (Jean Dujardin) d’optique. C’est le seul endroit qui offrait à Antoine la possibilité de se remettre en question et d’accepter le changement inhérent à la vie.

C’est le seul pays qui a le pouvoir de faire naitre en l’homme le meilleur de lui-même.

« J’ai travaillé sur ce film avec l’espoir de parler plus à votre coeur qu’à votre matière grise »

Avec cette histoire d’amour indienne, on garde dans nos coeurs un peu de ce pays. On change un peu. Lelouch a réussi. Un autre monde est possible, celui où le sourire se baladerait de visages en visages.