C’est dans les locaux du label BMG, qu’on a découvert Julien, Hubert, Samuel et Rémy lors de leur passage à Paris pour promouvoir leur album « Pulp » sorti le 25 septembre dernier. Entre expressions québécoises, cabanon et t-shirt des Beatles, rencontre le sourire aux lèvres avec The Seasons. 

Comment est-ce que tout a commencé? 

Julien : L’aventure a commencé il y a trois ans au Québec. Rémy était venu un soir à la maison pour qu’on fasse un peu de musique et Hubert, qui est aussi mon frère, nous a rejoint. On a ressenti une vraie connexion mais il nous manquait un bassiste donc Samuel nous a rejoint également. C’est d’ailleurs lors de cette première nuit qu’on a composé The Way It Goes qui est sur l’album.

L’album est sorti il y a un an au Canada et il y a une semaine en Europe. Comment l’année s’est elle déroulée? 

Hubert: L’album est sorti et tout c’est extrêmement bien passé ! Il n’y a pas eu de scandale qui nous a fait connaitre mais les gens ont découvert petit à petit l’album. Ca nous a fait plaisir en tant qu’artiste que ça ne soit pas un coup de pub mais bien l’album en lui-même qui nous a présenté aux gens.

Julien: Les critiques ont été très bonnes au Canada, on a fait beaucoup de spectacles aussi. Maintenant place à l’Europe.

Qu’est ce que vous espérez de cette sortie européenne? 

Julien: Déjà avoir une sortie européenne c’est un beau symbole pour nous, on est super content, quelque soit le succès. Ce qu’on souhaite surtout c’est pouvoir faire le maximum de spectacles!

Rémy: On s’attend pas à ce que ça soit la même vibe puisque pour nous l’album a un an de plus. On aime toujours les chansons mais on est un plus détaché, dans le bon sens du terme. Disons qu’on l’assume. Parfois, quand tu sors du studio tu es en train de rechercher les défauts alors que maintenant on va de l’avant.

Julien: Il n’y a plus cette paternité mal placée : « C’est mon oeuvre je ne veux pas que ça déroge ».

Hubert: Même au niveau des entrevues on est plus à l’aise. On vit le projet depuis un moment donc on peut le défendre d’une belle manière.

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En parlant d’interviews, vous voyagez pas mal pour promouvoir l’album, quelle est la question qu’on vous pose le plus souvent ? 

Samuel: « Comment tout a commencé? »

Hubert: Ta première question en fait ! Mais pour cette question, on fait ce que nous appellons une « cassette ». On sait déjà ce qu’on va dire et comme c’est notre histoire, on ne va pas la changer à chaque fois.

Rémy: Dans tous les cas, c’est cool de présenter le groupe. Au Québec on ne nous pose plus la question mais ici c’est normal qu’on nous le demande puisqu’on ne nous connait pas aussi bien.

Alors quelle question vous aimeriez qu’on vous pose? 

Rémy: Comment est-ce qu’on a commencé? (rires)

Hubert:  Parfois j’aimerais bien parler du côté plus technique de l’enregistrement de la musique mais ça n’est pas évident car c’est un sujet compliqué! C’est du jargon que personne ne comprendrait à part un magazine spécialisé.

Julien: J’aimerai bien que les gens s’intéressent au procédé créatif d’une chanson. Les gens ont très souvent tendance à penser qu’on «travaille» sur une chanson comme tu construis un cabanon alors qu’en réalité c’est plus comme cultiver un truc. J’ai du mal à l’expliquer mais je pense que les artistes devraient plus instruire la population là-dessus car ça ne permet pas seulement de composer des chansons mais ça sert aussi à vivre !

Rémy: On peut vivre dans un cabanon !

Samuel: C’est vrai on peut vivre, manger, se soulager dans un cabanon! C’est pratique! Sinon moi j’aime bien parler de musique en général ou de nos influences!

Justement, quelles sont vos influences?

Samuel: C’est vrai que notre musique est teintée du rock des années 60-70. C’est un peu comme le t-shirt avec les Beatles que porte Hubert aujourd’hui.

Hubert: C’est vrai. Il y a même une définition marquée dessus « rocking movement:   popular music usually played on electronically amplified instruments and characterized by a persistent heavily accented beat, repetition of simple phrases, and often country, folk, and blues elements ».

Julien: C’est vrai qu’on assume ce côté sixties, Beatles, Zombies etc.. On ne veut pas sonner de la même manière mais on aime beaucoup!

Hubert: De temps en temps, on se trouve un peu pathétique parce qu’on écoute vraiment de la vieille musique. Parfois j’essaye de me forcer à écouter des nouvelles musiques pour les aimer parce que ça reste important de vivre avec son temps !

Rémy: Mais on n’est pas du tout dans le trip « c’était mieux avant » ! Ce sont nos influences et on essaye simplement de faire de la bonne musique.

Vous vous souvenez de la première fois que vous êtes montés sur scène? 

Julien: C’était à Beauport où l’on était chansonnier avec Hubert. On avait trouvé le nom quelques jours avant et on faisait notre spectacle à l’extérieur, Rémy nous avait d’ailleurs découvert là-bas. Je crois même qu’il était venu avec son ex!

Culture Sauvage pour The Seasons?

« Chaman en Afrique, quelque chose de tribal. »

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