Un coq sur la devanture, nous sommes arrivés au showroom du site Les Petits Frenchies pour rencontrer son fondateur Thibaut Mallecourt. Entre des chemises et autres accessoires de jeunes créateurs français, l’entrepreneur nous parle  du métier, de la chance et de sa vision de la fierté française.

Les Petits Frenchies, c’est à la fois un webmagazine et un e-shop. Par lequel as tu commencé? 

Ca a commencé par le webmagazine. J‘avais créé une première start up « Sowetrip » qui a été rachetée par Easy Voyage pour lesquels j’ai bossé et j’avais envie de continuer à être stimulé donc j’ai développé Les Petits Frenchies qui a maintenant un peu plus de 2 ans et le e-shop est arrivé après, il y a environ 1 an.

Comment trouves-tu toutes ces jeunes marques avec lesquelles tu travailles? 

Je ne viens pas du tout du milieu de la mode et mon expérience était plus entrepreneuriale et digitale, donc je n’avais pas forcément directement les contacts. Pour la plupart, ce sont les marques elles-mêmes qui nous ont démarché avec accessoires et vêtements pour nous proposer leurs produits.  Toutes les marques du e-shop sont également sur le webmagazine à travers des interviews ou des articles donc je pense que cela plait car ça apporte une visibilité importante. On a eu également de la chance car dès le lancement on est apparu dans la newsletter de Nelly Rodi, un bureau de tendance parisien ce qui nous a permis d’acquérir tout de suite une crédibilité.

Tu penses que la réussite de la plateforme est partie d’un coup de chance? 

La chance il y en a toujours. Je ne saurais pas te dire la proportion, mais la chance c’est très souvent être au bon endroit au bon moment et il faut aussi savoir sentir les choses. En l’occurence avant  Les Petits Frenchies j’avais quelques autres blogs à très faible audience et en travaillant sur ces blogs j’ai découvert qu’il y avait une vraie énergie dans l’entreprenariat français  mais qu’il n’y avait pas de plateforme qui les mettait en avant dans le sens où je l’entendais, c’est à dire avec un réel aspect humain auquel j’étais attaché. Donc oui, il y a eu de la chance, mais pas seulement…

On peut en être fier de cet entreprenariat français? Et d’être français tout simplement?

On peut l’être c’est certain. Après, en France, on est fier d’être français mais de là à se battre pour le pays, on a encore un peu de mal. Mais cela reste un chauvinisme dans le bon sens du terme et notre idée était de le rajeunir pour le concentrer sur la nouvelle génération qui mérite d’être mise en avant. Cela ne veut pas dire qu’on rejette ce que font les autres pays, bien au contraire, on veut d’ailleurs internationaliser le site. Notre positionnement est surtout là pour fédérer autour de nos générations qui sont de plus en plus entrepreneuses et nous battre pour faire valoir nos qualités.

C’est vrai qu’il y a un réel engouement pour l’auto-entreprenariat. Comment gère-t-on sa vie lorsqu’on est entrepreneur? 

Il faut demander à ma femme! (rires) Etre entrepreneur, c’est un choix de vie personnel. Il n’y a pas un jour où je ne travaille pas, même un peu. Mais je suis présent pour ma fille également et même si j’ai des sessions boulot le samedi ou le dimanche, c’est beaucoup d’investissement mais on est libre et on peut répartir comme on veut son temps.  Après je ne sais pas si je gère tout cela  parfaitement mais j’espère faire de mon mieux ! Et puis les premières années, tu sais que tu seras « focus » à 100%, car tu te renouvelles chaque jour!

Un conseil à tous ces jeunes qui veulent se lancer? 

Allez-y il n’y a rien à perdre, tout à gagner. Même si c’est un échec, il y aura du bon à en tirer. Et surtout, il est important de trouver « chaussure à son pied », d’avoir une cohérence entre celui que l’on est et les projets qu’on souhaite réaliser ! Si on trouve ce pour quoi on est fait, tout ira bien! Et si tout le monde pouvait être heureux le matin et ne pas avoir une vision négative du travail ça réglerait beaucoup de choses.

La Culture Sauvage  pour Thibault? 

Le côté artistique, street-art, cet aspect où tu vas répandre tes idées et ta propre culture d’une manière presque hors-la loi, sauvage. Un art qui sort des sentiers battus.

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